vendredi 29 juin 2012

Fibromyalgie et sexualité: Un amalgame possible?



D'après la communication de Véronique Faubert, M.A., Sexologue clinicienne et psychothérapeute

Véronique Faubert est membre de l'Association des sexologues du Québec.
Les personnes souffrant de fibromyalgie voient leurs activités quotidiennes perturbées, et les nombreux symptômes désagréables tels que la douleur, la fatigue et la dépression viennent également compromettre leur vie sexuelle.



Les symptômes

Le premier symptôme, que la majorité des personnes atteintes de la fibromyalgie ressent, est la douleur. Une douleur parfois diffuse, parfois précise, dans plusieurs points du corps à la fois. Une douleur constante, parfois si forte qu'elle perturbe le sommeil et limite les activités.
L'intensité des douleurs est variable selon les individus, les moments de la journée, les périodes du cycle menstruel ou les épisodes de vie. Le stress peut augmenter l'intensité ou la fréquence des crises de douleur alors que chez d'autres personnes la douleur est constante et elle perturbe le sommeil en plus de puiser dans les réserves d'énergie. Pour certaines personnes, la fatigue chronique est un symptôme plus perturbant que la douleur. La dépression est un symptôme répandu, d'abord en raison du déficit des neurotransmetteurs, mais aussi parce que la maladie elle-même est déprimante (activités quotidiennes bouleversées, fatigue, manque d'énergie, douleur). La majorité des personnes atteintes reconnait que ces symptômes nuisent à leurs activités quotidiennes et également aux activités sexuelles, plus particulièrement à leur désir sexuel.

Impact des symptômes sur la sexualité

Les symptômes de la fibromyalgie entraînent souvent une perte d'intérêt pour les activités sexuelles. La plupart des couples, où l'un des conjoints est atteint, connait des bouleversements dans leur vie sexuelle, ce qui conduit très souvent à des tensions dans le couple. N'étant pas ou très peu renseignée sur la maladie, la plupart des conjoints ou conjointes de personnes atteintes éprouve de la difficulté à être empathique et compréhensif envers l'autre. Par conséquent, les conflits conjugaux suscitent très souvent du stress, des émotions désagréables (colère, tristesse, frustration) et de l‘anxiété qui risquent d'aggraver les symptômes de la maladie et qui briment le désir sexuel. Certains antidépresseurs, fréquemment utilisés pour diminuer la douleur et la dépression chez ces personnes, ont des effets secondaires sur l'excitation sexuelle, l'érection et l'éjaculation.
La fatigue est l'ennemi numéro 1 du désir sexuel. Il est donc primordial que toutes les personnes souffrant de fibromyalgie développent des stratégies pour gérer leur énergie afin de prévenir l'apparition de la fatigue sévère, souvent responsable d'émotions négatives (frustration, impatience, sentiment de manque de contrôle et d'incompétence).

Moyens à prendre

1) Se reposer et penser à soi. Prendre deux périodes de 20 minutes par jour pour être seul(e) avec soi-même, faire des respirations profondes, de la relaxation, du yoga, de la méditation.

2) Apprendre à dire non.

3) Savoir doser ses activités. Planifier du repos et des activités. Alterner entre les tâches plus ou moins exigeantes.

4) Inclure dans son horaire des activités qui nous font plaisir (cinéma, massothérapie, lecture, peinture, chant,...).

5) Identifier ses limites et son potentiel.

6) Bouger selon ses limites et ses goûts.

7) Briser l'isolement et parler de la maladie avec des gens compréhensifs (personnes atteintes de la fibromyalgie, ami(e)s, conjoint(e), sexothérapeute ou psychothérapeute).

8) Développer une communication de couple.

9) Au lit, privilégier des positions sexuelles confortables et utiliser des coussins pour vous positionner. Éviter que le poids de l'autre vous incommode.

Vivre au quotidien avec la fibromyalgie est un défi de taille. Heureusement, il existe des séances de groupes d'entraide offertes par diverses associations régionales. Ces regroupements permettent à plusieurs personnes atteintes de la maladie de briser l'isolement ainsi qu'à étendre leurs connaissances sur la maladie en assistant à des conférences et à des ateliers. D'autres se tournent vers des professionnels en sexothérapie et psychothérapie - en individuel ou en couple -, en ergothérapie et physiothérapie, lesquels offrent des programmes de retour et de maintien à la vie active.

jeudi 28 juin 2012

Phénytoïne contre les douleurs neuropathiques et la fibromyalgie chez l'adulte

Les nerfs qui ont été endommagés suite à une blessure ou une maladie peuvent continuer à être douloureux. « Douleurs neuropathiques » est le nom donné à ce type de douleur. Certains médicaments antiépileptiques peuvent soulager ces douleurs neuropathiques. La phénytoïne est un médicament antiépileptique et l'objectif de la présente revue était d'évaluer l'efficacité de la phénytoïne à soulager les douleurs neuropathiques et la fibromyalgie. Nous n'avons identifié aucune étude de bonne qualité concernant l'administration de phénytoïne dans cette situation. Dans le cas d'un traitement antiépileptique, la phénytoïne peut provoquer des évènements indésirables potentiellement gênants qui touchent les tissus nerveux, le sang et les enfants à naître. D'après les preuves actuelles, la phénytoïne ne peut pas être recommandée pour le traitement des douleurs neuropathiques. D'autres médicaments antiépileptiques, comme la prégabaline, la gabapentine et la carbamazépine, se sont révélés efficaces contre les douleurs neuropathiques.

mercredi 27 juin 2012

10 pour cent des personnes atteintes de fibromyalgie consomment de la marijuana



Certaines personnes atteintes de fibromyalgie (FM) – trouble médical caractérisé par des douleurs chroniques diffuses dans tout le corps – se procurent de la marijuana dans la rue, afin de soulager leur douleur. Une nouvelle étude publiée dans la revue Arthritis Care & Research, dirigée par la DreMary-Ann Fitzcharles, rhumatologue au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), révèle que 13 pour cent des personnes atteintes de fibromyalgie consomment des cannabinoïdes pour soulager les symptômes suivants : douleurs diffuses, fatigue et insomnie et que 10 pour cent des personnes atteintes de fibromyalgie se procurent du cannabis de manière illicite pour ces raisons. Ces personnes ont tendance à avoir des problèmes de santé mentale et prennent souvent des médicaments d’ordonnance en plus, ce qui peut entraîner des interactions médicamenteuses dangereuses. 

« La fibromyalgie affecte jusqu’à trois pour cent de la population et est plus répandue chez les femmes, explique la Dre Fitzcharles, qui enseigne aussi à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Malheureusement, les résultats des traitements pharmacologiques sont modestes pour ce qui est de soulager la douleur, ce qui incite certains patients à se soigner eux-mêmes et à avoir recours à des traitements non traditionnels, comme la marijuana. »

La Dre Fitzcharles et ses collègues ont évalué la consommation de cannabinoïdes chez 457 patients atteints de fibromyalgie, traités à l’unité de gestion de la douleur Alan Edwards du CUSM. Ils ont conclu que 13 pour cent de ces patients consommaient des cannabinoïdes, ce qui peut inclure des préparations pharmacologiques légales aidant à soulager la douleur, la fatigue et l’insomnie. Ils ont également conclu que 10 pour cent des patients atteints de fibromyalgie se procuraient du cannabis de manière illicite. Les hommes avaient une plus grande propension que les femmes à consommer de la marijuana, et les consommateurs de marijuana étaient plus susceptibles de démontrer des signes d’instabilité mentale et d’afficher un besoin de consommer régulièrement des cannabinoïdes. En outre, le taux de chômage était de 77 pour cent chez les consommateurs de marijuana, ce qui, de l’avis des chercheurs, peut être attribuable à la maîtrise inefficace de la douleur ou à un trouble fonctionnel plus grave. 

Il y a eu peu de recherche dans le domaine de la prévention de la fibromyalgie. Nous savons cependant que l’autogestion active de la santé, ce qui comprend un programme d’exercice physique et la poursuite des activités professionnelles (les patients qui travaillent obtiennent de meilleurs résultats, probablement parce qu’ils ne se concentrent pas sur leur douleur), peut contribuer à l’obtention de meilleurs résultats chez les patients atteints de fibromyalgie.

« Bien qu’il soit possible que l’automédication au moyen de cannabinoïdes entraîne un certain soulagement de la douleur chez les patients atteints de fibromyalgie, nous tenons à effectuer une mise en garde à l’égard de la consommation générale de drogues illicites jusqu’à ce que les risques de problèmes de santé et de problèmes psychosociaux qui y sont associés soient confirmés, ajoute la Dre Fitzcharles. Les médecins devraient également être attentifs aux problèmes de santé mentale que risquent de présenter les patients qui consomment des drogues illicites à des fins médicales; enfin, ils doivent être conscients du fait que certains consommateurs de cannabis peuvent aussi utiliser de façon malhonnête un diagnostic de fibromyalgie pour justifier l’automédication avec des drogues illicites. »

À propos du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de la campagne Les meilleurs soins pour la vie
En tant que l’un des hôpitaux universitaires les plus prestigieux du monde, le Centre universitaire de santé McGill offre des services exceptionnels qui intègrent totalement la recherche, l’enseignement et l’évaluation des technologies dans les soins centrés sur le patient. Fortement engagé dans un continuum de soins au sein de la collectivité, le CUSM est affilié à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Ses hôpitaux (l’Hôpital général de Montréal, l’Hôpital Royal Victoria, l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Hôpital neurologique de Montréal, l’Institut thoracique de Montréal et l’Hôpital de Lachine) attachent une grande importance aux services multidisciplinaires à toutes les étapes de la vie, aux techniques et pratiques novatrices, aux partenariats stratégiques ainsi qu’à leur leadership en matière de transmission des connaissances. Actuellement, le CUSM met en œuvre un projet de redéploiement de 2,35 milliards de dollars sur les sites de la Montagne, Glen et Lachine afin d’offrir à ses professionnels de la santé un environnement efficace dans lequel ceux-ci pourront assurer les meilleurs soins pour la vie aux patients et à leurs familles. Les établissements sont aménagés dans le respect des pratiques exemplaires en matière d’environnement, reconnues notamment par les certifications LEEDMD et BOMA BESt. cusm.ca cusm.ca/construction

La campagne Les meilleurs soins pour la vie représente un effort philanthropique sans précédent lancé dans le but de recueillir les fonds nécessaires pour compléter le projet de redéploiement du Centre universitaire de santé McGill et pour mener à terme le plan de développement du capital de cet établissement. cusm.ca/cause

lundi 25 juin 2012

Dijon : réflexions sur la fibromyalgie


En apprendre plus en échangeant les points de vue sur la fibromyalgie, cette maladie qui se caractérise par un état douloureux musculaire chronique. Tel était l’objectif de la réunion d’informations et de discussions organisée par Face : Fibromyalgie association du Centre-Est, anciennement AFBFC, qui s’est tenue dernièrement à la Maison des associations de Dijon.
Divers thèmes ont été abordés par différents intervenants avec, notamment, “la fibromyalgie, la maladie et ses avancées” ou encore le bien-être “la réflexologie, le yoga-relaxation”.
C’est avec beaucoup d’intérêt et d’échanges qu’une quarantaine de personnes, venues de différents départements, ont suivi cet après-midi d’informations et de discussion. Elles sont reparties, après le pot de l’amitié, avec un meilleur moral et l’espoir de participer à plusieurs ateliers qui seront mis en place, sur le secteur de Dijon, à partir de septembre.
L’association Face se déplace à Châtillon-sur-Seine le 29 juin, salle Japiot à la mairie, afin de proposer le même type de réunion et la mise en place d’ateliers également sur le haut de la Côte-d’Or.
Contacts : Nathalie Lemoine, tél. 03.80.21.42.96 ; Martine Picinelli, tél. 06.82.28.39.91 ; fibroface2012@gmail.com/.

Une personne sur dix souffrant de fibromyalgie use de cannabis




MONTRÉAL – Environ 10% des personnes souffrant de fibromyalgie, une maladie caractérisée par une douleur musculaire persistante, se procurent du cannabis illégalement pour se soulager, selon une étude réalisée par une rhumatologiste du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). 

Les résultats de l'étude indiquent que 13% des patients interrogés font usage de cannabinoïdes, dérivés des produits chimiques qui se trouvent dans la marijuana et qui dispersent les effets de la drogue à travers le corps, pour aider à soulager la douleur, la fatigue et l'insomnie dues à la fibromyalgie. Aussi, 10% d'entre eux ont affirmé qu'ils achetaient du cannabis illégalement pour ces mêmes raisons. 

«La fibromyalgie affecte jusqu'à 3% de la population et est plus fréquente chez les femmes, a expliqué la Dre Mary-Ann Fitzcharles, qui est aussi professeure de médecine à l'Université McGill. Malheureusement, les traitements pharmacologiques contre la douleur causée par la fibromyalgie présentent des résultats modestes, ce qui incite certains patients à s'automédicamenter.» 

Selon l'étude, les patients qui font usage de cannabinoïdes et de cannabis sont plus susceptibles de souffrir de troubles mentaux et consomment souvent d'autres médicaments, ce qui pourrait provoquer des interactions néfastes pour leur santé. 


L'étude a été menée auprès de 457 patients du CUSM souffrant de fibromyalgie et a été publiée dans le journal Arthritis Care & Research.

jeudi 21 juin 2012

Fibromyalgie ... apprendre à trouver son remède !

Si la fibromyalgie ne se guérit pas encore aujourd'hui, cette maladie chronique n'engage pas de pronostique vital.

La fibromyalgie est une maladie chronique, elle est la et pour longtemps, mais évolue dans le temps. Elle peut être sévère, douce, disparaître puis réapparaître, sans règle prédéfinie. Elle va, vient, revient ...

Nous pouvons avoir une certaine maîtrise sur cette pathologie, par :
  • l'acceptation de notre état, de nos capacités réduites ou anéanties, de notre handicap,
  • une prise en charge multidisciplinaire (traitements médicamenteux,
  • un ré entraînement à l'effort,
  • un soutien psychologique, sophrologique,
  • un travail sur soi (qui je suis, quels sont les évènements marquants, violents dans ma vie ...)
  • une vie saine et équilibrée (manger, bouger, se reposer),
  • des choix de vie modifiés (nos priorités ...),
  • un peu d'égoïsme (en pensant d'abord à soi, ce que nous n'avons jamais fait),
  • ...
Nous pouvons agir sur la maladie, mais nous ne sommes pas tous nécessairement "logés à la même enseigne", de part notre sensibilité, la durée d'exposition au cercle vicieux de la douleur.

Le cheminement est long, et il est aussi difficile à engager. Il faut de la patience, de la persévérance. Les fruits de notre travail commenceront à venir peu à peu, et notre volonté permettra ensuite d'en percevoir les effets au quotidien durablement.

C'est un travail quotidien, qu'il faut entretenir. Avoir un sens à donner à sa vie, retrouver une place dans la société, sont aussi des éléments de mieux être.

Si l'on ne peut pas guérir, nous pouvons toutefois agir sur la récurrence, et l'intensité. Nous pouvons vaincre la maladie, gagner une bataille, des batailles, signer un armistice, en restant vigilant au quotidien sur notre mode de vie, car la lutte contre cette pathologie n'est jamais gagnée.

A chacun de composer sa solution, et de l'appliquer avec sérieux tous les jours ! Il n'y a pas de recette miracle qui s'applique à tou(te)s.

C'est ce que j'ai appris, au fil des jours de lutte contre la douleur qui vrillait mon corps.

dimanche 17 juin 2012

Fibromyalgie ... la vie professionnelle

Je viens de passer une visite de suivi à la médecine du travail.

Si lors de ma demande de reprise d'activité professionnelle, la médecine du travail nourrissait des doutes quant à l'efficience et la pérennité de ce retour à la vie active, force lui a été de constater,
  • qu'après 16 mois de travail à temps partiel (mi temps thérapeutique pendant 9 mois, et puis 7 mois en temps partiel contractuel)
  • que la mise en invalidité de seconde catégorie par le médecin conseil de la CPAM,
  • ma capacité d'effectuer les déplacements nécessaires pour me rendre sur mon lieu de travail, (je réside à 90 Km de mon lieu de travail)
  • mon état physique et moral était au mieux de ce qu'elle avait pu relever par le passé jusqu'alors.
Faisons un petit retour en arrière pour comprendre la décision actuelle :
L'année dernière, à la même époque, il était plus question de me rediriger vers un autre poste, une autre entreprise proche du domicile. Pour répondre à ces "restrictions d'aptitude : un reclassement souhaitable à terme du fait de l'éloignement", j'avais fait une demande de bilan de compétences professionnelles en vue, le cas échéant, d'un reclassement interne ou externe, sur un emploi proche du domicile.

Aujourd'hui : j'ai effectué ce bilan de compétences professionnelles en utilisant une partie de mes droits à la formation individuelle, et je lui en ai communiqué le résultat (dans les grandes lignes) :
  • les filière métiers mises en exergue sont centralisées au siège de l'entreprise,
  • ces filières sont également centralisées dans les autres entreprises (région parisienne, capitale régionale ...),
  • je suis bien dans l'emploi que j'occupe (c'est toujours celui que j'exerçais avant la fibromyalgie, à l'exclusion des déplacements). Mais du fait de ma longue absence, de mon travail à temps partiel, j'ai perdu la qualification d'expert, de référent sur certains domaines,
  • ce qui ne résout pas la problématique de l'éloignement géographique du lieu de travail au regard de mon domicile.

Les filières mises en lumières s'exercent au siège de l'entreprise, comme mon emploi actuel : les déplacements domicile travail restent donc incompressibles, sauf à déménager, ce que je ne souhaite pas. J'ai fait valoir que mon lieu d'habitation était un choix de vie, que c'était ma vie privée et que cela ne devait nullement entrer dans une appréciation quelconque de mon aptitude à occuper un emplpoi, quel qu'il soit.

    J'ai pu démontrer que dans la durée, l'éloignement, les moyens de transports individuels ou collectifs, les transports assistés et maintenant une totale autonomie dans mes déplacements domicile/travail, n'étaient pas un frein.

    Aussi, la restriction "A terme, reclassement souhaitable avec accompagnement (bilan de compétences)" a été levée totalement.

    Bien entendu, le médecin du travail maintient les autres restrictions que je vous site :
    "Apte à poursuivre une activité sur un poste à temps partiel (maximum 2 jours par semaine) :
    • ne nécessitant pas de déplacement professionnel,
    • avec prise en charge du transport (pas de conduite de VL plus de 20 min) ; possibilité d'utiliser les taxis pour les transports en communs (avec place assise),
    • possibilité d'utiliser une salle de repos en fonction des besoins.
    J'attends désormais le point d'évaluation annuelle avec ma Direction et celle de la Correspondante Handicap de la Direction des Ressources Humaines.
    Enfin, pour ce qui concerne l'augmentation du nombre de jour travaillé, cette autorisation demandait une observation des conditions de travail et de transport actuels sur une durée totale de 18 à 24 mois, et la mesure des équilibres suivants :
    • vie professionnelle - vie privée,
    • pension d'invalidité - niveau de rémunération complémentaire,
    • maintien de l'invalidité de catégorie 2 - nombre de jours travaillés,
    • et enfin niveau de ressources pour faire face aux besoins courants.
    Ce retour vers un emploi plus complet demande une réflexion et une observation de la faisabilité. Car augmenter le nombre de jour de travail, conduira invariablement à la perte de la pension d'invalidité, sans certitude de retour, en cas d'échec, et par conséquent une baisse substantielle des ressources financières pour mener une vie décente.

    Je me range donc pour le moment à l'avis du médecin du travail, et je vais profiter de quelques mois pour bien peser les choses, mesurer les risques et les avantages. Si aujourd'hui j'ai une vie équilibrée, une santé relative, une autonomie totale, il est certain qu'une modification de mon rythme de travail aura des répercussions sur la fatigue, l'équilibre de vie, sans pour autant me permettre de gagner plus. Je sais déjà, que lorsque j'ai accompagné ma fille à Reims, Nimes, Limoges, il m'a tout de même fallu plusieurs semaines pour m'en remettre, fatigue oblige, mais avec une grande satisfaction personnelle : je l'ai fait, j'y suis arrivé !

    A suivre ...

    Quwill

    vendredi 15 juin 2012

    Congrès National et Francophone de Fibromyalgie


    À l’occasion de son 10e anniversaire, la FNAFF (Fédération Nationale des Associations Françaises de Fibromyalgie) s’est associée à Focus Fibromyalgie Belgique pour produire un congrès d’une excellente qualité. La fibromyalgie n’est plus une fatalité, il existe des solutions et des moyens de s’en sortir. Après le combat pour une reconnaissance qui semble sur le point d’aboutir aussi bien au niveau de l’académie de médecine, du ministère de la santé et des caisses d’assurance maladie, c’est le temps du combat pour la vie dans des conditions satisfaisantes. 

    De l’avis de tous les spécialistes présents, il est possible de s’en sortir. Bien sûr une prise en charge précoce et multidisciplinaire est indispensable. Avec le temps, même s’il se chiffre en années, le pronostic est maintenant favorable. Le docteur Olivier Bredeau (CHU de Reims) insiste sur l’importance de ne pas dramatiser ou banaliser la fibromyalgie. Même si les situations sont très diverses, le patient fibromyalgique doit être pris très au sérieux. Une harmonisation dans la compréhension, l’acceptation et la reconnaissance par les caisses d’assurance maladie est nécessaire. Le patient a des droits, Maître Céline Proust et Maître Gérard Tixier insistent sur la possibilité pour lui de les faire valoir (ALD, invalidité éventuelle, contrat d’assurance).

    Les mécanismes impliqués dans la douleur et la fatigue des fibromyalgiques font l’objet de nombreuses hypothèses qui semblent se confirmer avec les années. On est loin de l’assimilation de la fibromyalgie à une forme de dépression. Les IRM fonctionnelles, les tests sur la sensibilité intestinale, l’analyse des comportements et des caractères démontrent la nécessité de la prise en charge originale prenant en considération les particularités de chaque patient à tous les niveaux physiques, psychologiques et émotionnels. 
    Le docteur Etienne Masquelier a souligné l’existence de douleurs chroniques de type fibromyalgique chez environ 5% des adolescents de 9 à15 ans avec une évolution pouvant être très favorable chez 8 jeunes sur 10 après 30 mois d’évolution. 

    Un modèle de prise en charge multidisciplinaire en réseau ville, clinique, hôpital, présenté par le docteur Thierry Deniez du Mans, commence à faire ses preuves dans la Sarthe. Malheureusement, le financement des nombreux soins nécessaires n’est souvent pas au rendez-vous. Des consultations longues doivent être rémunérées à la hauteur du travail fourni.
    La prise en charge psychothérapeutique et de nombreux soins souvent non conventionnels nécessitent des changements au niveau des caisses d’assurance maladie et peut-être des mutuelles (comme c’est actuellement le cas pour des actes d’ostéopathie). La reconnaissance et la prise en charge de ces soins sont indispensables pour permettre un accès aux soins de tous. 

    Le docteur Bredeau explique que nous nous orientons vers « des médecins qui feront des propositions au patient et non des prescriptions ». Les solutions sont extrêmement nombreuses c’est pourquoi il pense que « la solution, c’est au patient de la trouver, car le médecin ne doit pas être exhaustif ». La place du médicament doit être limitée en raison des nombreux effets secondaires. 
    Malgré tout, il peut arriver qu’un médicament apporte une aide, en particulier en cas de crise, mais le médicament ne peut représenter plus de 20% des soins à prodiguer.

    Comme pour toutes les maladies chroniques, la recherche, l’analyse, la compréhension et l’acceptation des traumatismes parfois anciens sont nécessaires. C’est pourquoi la psychothérapie est essentielle.
    L’heure est aussi au changement pour le patient, considéré comme hyperactif, ergomaniaque (incapable de s’arrêter de travailler, de s’occuper) par le Dr Anne Dumolard. Une gestion du temps et des activités est indispensable. Fonctionnant souvent en victime et ayant beaucoup de difficultés à poser des limites, il devient une cible idéale pour être harceler au travail selon le docteur Pierre Lamothe. Rythme du sommeil, hygiène alimentaire et activité physique ne sont souvent pas en accord avec la physiologie de l’individu.

    Dr Ph. T.



    Pour en savoir plus je vous suggère de demander le détail des conférences édité par la FNAFF:


    131 Résidence Les Perles d’Azur –rue Hermand Pujol 
    11210 Port la Nouvelle

    Le stress prénatal et la fibromyalgie

    Les filles nées de mères soumises à un excès de stress pendant leur grossesse peuvent être à risque d’émergence d’une fibromyalgie à l’âge adulte.



    Les expériences prénatales vécues dans l'utérus peuvent avoir des conséquences à long terme sur la santé.1

    Les événements stressants ou traumatisants éprouvés pendant la grossesse peuvent avoir des effets durables sur le foetus, pourtant ces effets peuvent ne pas apparaître évidents avant de nombreuses années.

    L'étude, présentée au 6ème congrès international de neuroendocrinologie (ICN 2006), montre à quel point « la programmation prénatale » d’un foetus est vulnérable.

    Le stress pendant la grossesse peut prédisposer les bébés de sexe féminin au risque ultérieur de fibromyalgie.2

    De nouvelles recherches suggèrent que les filles de mères qui ont été soumises à un excès d’événements stressants pendant la grossesse peuvent être à plus grand risque de développer le syndrome de fibromyalgie plus tard dans la vie.

    Tandis que l’on connaît peu de choses sur les causes du syndrome de la fibromyalgie, une maladie qui affecte la plupart du temps des femmes et caractérisée par un état de fatigue extrême avec des douleurs musculaires diffuses. Les études menées par Dirk Hellhammer, indiquent que la perturbation de la « programmation prénatale » de l’axe HPA (hypothalamo-hypophysio-surrénalien) ou axe du stress exerce probablement un rôle important dans l’apparition d’une fibromyalgie à l’âge adulte.

    Le stress éprouvé pendant la grossesse peut affecter le développement anatomique et fonctionnel de la glande surrénale du foetus, limitant sa capacité à produire des quantités adaptées d'hormone cortisonique (cortisol).

    Comparé à 100 sujets témoins femmes en bonne santé, davantage de patientes parmi les 93 femmes diagnostiquées avec le syndrome de fibromyalgie ont rapporté que leurs mères avaient éprouvé un stress profond pendant la grossesse, tel que la perte d'un proche, un traumatisme physique ou émotif ou une situation sociale difficile.

    Parmi ces patientes ayant subi de telles grossesses stressantes, seules les enfants de sexe féminin ont une réponse « émoussée » de cortisolémie lors de tests standardisés de contrainte psychologique: une observation qui confirme les résultats des études animales.

    En outre, on a observé des niveaux bas de cortisol uniquement chez les patientes présentant une histoire de stress prénatal.

    De plus amples études sont nécessaires, les résultats colligés à ce jour fournissent de fortes preuves que les filles peuvent être à risque supplémentaire de développer le syndrome de fibromyalgie si elles étaient exposées in utéro à de hauts niveaux de cortisol maternel en réponse à un stress répété ou durable.

    (1) Résultats des études présentées au Congrès International de Neuroendocrinologie (ICN).
    Centre de Convention de PITTSBURGH David L. Lawrence.

    (2) D Hellhammer Ph.D., professeur de psychobiology à l'université de Trier, Allemagne

    International Neuroendocrine Federation (INEF), year’s congress – Bridging Neuroscience and Endocrinology – is sponsored by the American Neuroendocrine Society (ANES) and the University of Pittsburgh School of Medicine (UPSM).

    In conjunction with the 10th Annual Meeting of the Society for Behavioral Neuroendocrinology (SBNE).

    jeudi 14 juin 2012

    Fibromyalgie ... jusque la ça va, et ... au delà ça va !

    "Jusque la ça va !"

    C'est ce que dit l'homme tombé du gratte ciel. A chaque étage qu'il franchit, il répète cette phrase, "jusque la, ça va".

    Les étages se succèdent les uns après les autres ... jusque la ça va !
    Voilà les derniers ou plutôt les premiers étages qui s'approchent, jusque la ça va toujours ...

    troisième étage, jusque la, ça va !
    deuxième étage, jusque la ça va !
    premier étage, jusque la, ça va !

    FLAPPPPPP !

    Ce n'est pas la chute qui est dangereuse, c'est l'atterrissage !

    La relativité des choses prend ici toute sa dimension.
    Pourquoi ne pas apprécier le moment présent, la vie au quotidien, à sa juste valeur, sans se projeter vers demain. Chaque instant est précieux, alors vivons le pleinement, sans attendre des hypothétiques lendemains qui chantent, ou qui risquent de nous faire déchanter.

    C'est la philosophie que j'ai adopté il y a maintenant plus de trois ans, lorsque la fibromyalgie m'a stoppé net, dans ma course après le temps perdu ... et celui que l'on a pas encore perdu !

    J'ai décidé de vivre avec, de faire avec. Alors il a fallu changer mes habitudes, mon mode de vie. Je vis plus sainement, j'ai changé mes priorités.

    Désormais, je vis pleinement chaque journée, je vis normalement, je fais du sport, je vis mes passions à côté de ma vie professionnelle.

    lundi 11 juin 2012

    TÉMOIGNAGE. VÉRONIQUE GRANGER A TÉMOIGNÉ DE SA FIBROMYALGIE.

    Suite à une longue maladie, Véronique Granger s’est retrouvée en invalidité. Grâce à une hygiène de vie et une nutrition adaptée, elle a guéri, et entame désormais une seconde vie.

    Voilà quelques années, alors qu’elle exerçait pleinement sa profession de chirurgien-dentiste, Véronique Granger, une habitante du Charolais, déjà fibromyalgique, est tombée gravement malade. Mais plutôt que de subir son cancer, la jeune femme a eu la réflexion suivante : « Puisque je suis obligée de le vivre, je vais faire en sorte que cette expérience soit positive. »


    Avec un mental d’acier et une volonté à toute épreuve, Véronique Granger va s’en sortir admirablement. Aujourd’hui elle s’estime complètement guérie de ses maux « dits » incurables. « Suite à ma maladie grave, je me suis retrouvée en invalidité et donc dans l’impossibilité de poursuivre mon activité de chirurgien-dentiste. Dans mon parcours thérapeutique, j’ai cherché et trouvé des solutions pour améliorer mon état de santé. Par le biais d’une nutrition adaptée et d’un changement radical de mes habitudes alimentaires ». Son état de santé s’étant amélioré, Véronique entame alors une reconversion professionnelle. « D’ici un an je serai Nutrithérapeute », savoure-t-elle au bout du long tunnel.

    Son témoignage aura apporté du baume au cœur des malades atteints de fibromyalgie qui ont assisté mardi aux réunions mensuelles organisées à la salle des fêtes par Pierre Devillard et Danièle Barbier, co-responsables de l’antenne départementale de Fibromyalgie France. « Aujourd’hui je suis guérie, poursuit-elle. Aussi, j’ai voulu apporter ce témoignage positif sur mon vécu en tant que fibromyalgique à tous ces gens malades. Ma maladie a été une chance inouïe. Je suis aujourd’hui devenue une autre femme avec une autre philosophie. Pour moi, c’est vraiment une renaissance, une seconde vie ».

    Reprise des réunions fibromyalgiques le 4 septembre.

    Fibromyalgie : des associations pour vous soutenir


    La fibromyalgie concernerait entre 2 et 5 % de la population. Chez nous, il existe plusieurs associations de patients. En voici deux. FOCUS Fibromyalgie Belgique existe depuis plus de 14 ans maintenant. FOCUS Fibromyalgie Belgique a.s.b.l. » a pour but de guider les personnes atteintes de fibromyalgie, leur apporter soutien moral et orientation sociale. L’association intervient aussi pour aider et informer leur entourage familial, professionnel et socioculturel


    De son côté, l’Asbl Fibro’Aide a pour but d’apporter une aide et un soutien par les différents moyens de communication à toute personne atteinte du syndrome de la fibromyalgie, ainsi qu’à sa famille et à son entourage. Elle œuvre également à la sensibilisation du public, du corps médical et des pouvoirs publics à la problématique de la fibromyalgie

    Pour rappel, la fibromyalgie se caractérise principalement par un état de douleurs chroniques, fluctuantes en intensité et en localisation, par de la raideur et des troubles du sommeil accompagnés de fatigue.

    La douleur peut changer sur le plan qualitatif. Parfois, elle est décrite comme une brûlure, des tiraillements, des picotements, une douleur lancinante, des fourmillements… Elle varie d’intensité selon différents facteurs : l’activité, le repos prolongé, le stress, les conditions atmosphériques. Elle peut atteindre l’ensemble du corps, ou plus particulièrement un côté, mais peut aussi changer d’endroit sans raison apparente.

    La raideur musculaire est particulièrement présente au lever, après une station prolongée assise ou debout. Un sommeil perturbé, non réparateur, émaillé de nombreux réveils, est caractéristique. Au lever, le patient se sent généralement plus fatigué qu’au couché. Ce mauvais sommeil peut être accompagné d’apnées (respiration interrompue), de myoclonie nocturne (spasmes dans les membres), de jambes sans repos et parfois de bruxisme (grincement des dents). Le patient peut aussi se plaindre d’autres symptômes cités plus haut.

    Cependant, il y a lieu de différencier le Syndrome de Fibromyalgie (SFM) du Syndrome de Fatigue Chronique (SFC). En cas de SFC, la fatigue est prédominante.

    En fibromyalgie, on parle plutôt de fatigabilité à l’effort. Ainsi, certains jours, une activité physique, telle monter les escaliers, peut paraître facile et une autre fois, cela paraîtra quasi insurmontable

    Que faire face à la maladie? Votre médecin vous aidera au mieux et la plupart vous recommanderont de pratiquer un exercice physique (à la mesure de vos capacités) pendant la journée. Il ne s’agit pas ici de battre des record, mais d’entretenir son corps.

    vendredi 8 juin 2012

    Fibromyalgie : « Cachez ce syndrome que nous ne saurions voir »


    J’ai entendu parler de ce « syndrome » pour la première fois à la fin de l’automne 2005. Une amie d’Internet en était victime depuis plusieurs années et ce qu’elle me disait était effrayant… J’étais loin de me douter, alors, que quelques mois plus tard, je ferais connaissance, à mon tour, dans mon corps, de ce syndrome…

    Avant d’aller plus loin, je voudrais tout de même annoncer une formidable nouvelle : Michel Berthelot, ayant appris mon état, m’a proposé de m’aider à nouveau sur altermonde. J’en suis particulièrement heureux parce que je n’ai jamais changé d’avis sur l’homme, sur ses qualités, notamment de cœur, sur son don d’écriture. Par sa proposition désintéressée, il montre la grandeur de son être. Il me permet aussi d’être rassuré quant à l’avenir d’Altermonde, puisque, certains jours, j’ai beaucoup de peine à travailler. Merci Michel !

    La fibromyalgie, cette chose dont il ne faut pas prononcer le nom en France…

    Si je tiens à parler de ce mal qui me frappe, ce n’est certainement pas pour qu’on me plaigne. La raison est plus simple que cela. Parce qu’une grande partie, trop grande encore, du corps médical refuse de reconnaître la réalité de ce mal, c’est le malade qui en paie les conséquences, et parfois gravement. Par ailleurs, je n’ai nulle raison d’avoir honte ou de cacher mon état. Étant, modestement, un personnage public au travers du site, j’estime devoir la vérité à celles et ceux qui me font confiance.

    * * *

    Ce mal est très curieux. En France, comme trop souvent, les autorités médicales et politiques, ne veulent pas reconnaître la réalité, celle que les malades connaissent. Il est vrai que ce mal a ceci de particulier qu’il ne peut pas être détecté. On ne trouve rien d’anormal dans les analyses de sang, ni avec les radios, scanner ou IRM. 

    Quels sont les symptômes classiques ?

    L’apparition et le nombre de symptômes sont variables selon les personnes atteintes. Mais il y a quelques généralités qui se retrouvent chez pratiquement tous les malades :

    • D’intenses fatigues, souvent accompagnées d’essoufflements pour le moindre effort ;
    • Des douleurs musculaires et parfois articulaires. Tout se passe comme si nous avions des tendinites un peu partout. Ces maux peuvent se retrouver, tantôt dans tous les muscles, tantôt uniquement aux bras ou aux jambes. On dirait que c’est un mal qui « voyage » selon son humeur du jour.
    • Un affaiblissement progressif de tous les muscles qui, dans les cas les plus sévères, peuvent nous empêcher de tenir un simple récepteur téléphonique…
    • Des difficultés à marcher. Ainsi, pour ma part, depuis quelques jours, je marche avec une canne. Elle ne m’est pas nécessaire pour marcher, mais compte tenu de l’affaiblissement des jambes, je commençais à ressembler, lorsque je marchais, à un ivrogne… il n’y avait plus d’équilibre…
    • Autres symptômes assez largement partagés par les malades : Une extrême sensibilité au froid. Impossible de rester dans une pièce climatisée sans se prendre une nouvelle crise. Or, il faut savoir qu’à chaque nouvelle crise, le mal s’approfondit… Nous sommes également très sensibles au vent comme à l’humidité, éléments qui déclenchent les douleurs musculaires. De même, les grandes chaleurs ne sont pas plus supportables et provoquent, elles aussi, des douleurs…
    • Peu à peu, nous rencontrons de plus en plus de difficultés pour nous concentrer, donc réfléchir, écrire… De même, la mémoire s’affaiblit, peu à peu… La souffrance due à l’ignorance…

    Si vous commencez à ressentir certains de ces symptômes anormaux mieux vaut que votre médecin ne soit pas ignorant de la chose ni trop rigide dans sa pensée. Les malades atteints par la fibromyalgie, dans une grande proportion, se trouvent devant un mur. Ils sont trop nombreux ceux à qui leur généraliste a diagnostiqué une dépression, ne croyant pas en l’existence de la fibromyalgie. Pour ma part, parce que j’avais été opéré du cœur il y a six ans, un spécialiste voulait à tout prix que je sois victime d’une endocardite… Il a persisté même après que les résultats des analyses fort nombreuses montraient que mon cœur et ma valve étaient intacts… Mon ancien généraliste, à Lyon, n’a pu s’empêcher de sourire lorsque je lui ai parlé de fibromyalgie… J’étais pourtant certain de souffrir de cette maladie, les symptômes étant totalement semblables à ceux que connaissait mon amie d’Internet. J’ai eu la chance de rencontrer un généraliste d’exception, ici, dans ma nouvelle région. Grâce à lui, le diagnostique est fait et je peux commencer un traitement.

    Le malade a donc deux barrières à franchir avant d’avoir une chance qu’on reconnaisse ce dont il souffre.

    • Le scepticisme de trop de médecins qui se débarrassent du problème en le classant dans les dépressions nerveuses ;
    • La longueur des analyses et contrôles divers puisqu’il faut éliminer toutes les autres causes possibles avant d’être certain qu’il s’agisse d’une fibromyalgie.

    Malheureusement, même lorsqu’on a la chance de tomber sur un médecin qui connaît la fibromyalgie, il faut beaucoup de temps avant d’arriver au diagnostique certain. Or, le mal, lui, progresse…

    À Lyon, on a voulu me faire croire que je souffrais de dépression. Or, j’avais un moral de fer, juste après la conférence que j’avais pu donner au Festival Camino de la non-violence… Et puis, au travers de tout ce que m’avait expliqué mon amie, je savais de quoi je souffrais, il y avait, de ce point de vue, un côté rassurant. Mais, en revanche, pour ceux qui n’ont pas la chance de savoir de quoi ils souffrent, et surtout si leur médecin est ignorant de ce mal, la dépression peut, en effet, venir assez rapidement. Mais elle ne précède pas le mal, elle en est une des conséquences possibles, ce qui est très différent. Ce qui est terrible, c’est que certains malades sont soignés pour une dépression alors qu’ils n’en font pas. Or, les psychotropes ne sont pas innocents et peuvent provoquer bien des dégâts…

    Un autre problème non négligeable, c’est l’attitude des proches. Parce qu’aucun organe n’est touché, parce qu’aucune analyse n’est concluante, et parce qu’hormis le fait d’être très fatigué et souvent, de ne plus arriver à marcher droit, les proches peinent à croire que nous sommes malades. Et pourtant, s’ils savaient !

    Que faire si l’on est touché par ce mal, et qu’il est reconnu ?

    Il faut savoir que cette maladie n’est pas mortelle. C’est déjà rassurant en soi. Par contre, à partir d’un certain niveau, elle devient très handicapante. L’affaiblissement musculaire, sans même parler des douleurs, nous rend incapable de faire un quelconque travail physique. Et puis, peu à peu, le travail intellectuel se complique, lui aussi, puisque la mémoire est touchée mais surtout que la concentration intellectuelle devient plus ardue. Combien de fois, ces dernières semaines, je me trouvais devant mes courriers mail, à devoir répondre, mais à me trouver dans l’impossibilité de le faire ? C’est comme un blocage très surprenant et un peu angoissant…

    En vingt ans d’écriture, je n’ai jamais connu l’angoisse de la page blanche. Mais je commence à connaître ce genre de panne parce que si les idées sont toujours présentes, les écrire devient plus dur… C’est la raison pour laquelle, sans doute, vous me lirez moins dans les prochains temps… Ceci n’est pas grave, mais cela vous explique ce que produit, entre autres, la fibromyalgie.

    Mais ceci explique aussi, qu’à partir d’un certain niveau fibromyalgique, il devient impossible de travailler. Là, c’est une autre galère qui atteint le malade. Il lui faut faire le parcours de la Cotorep, pour obtenir une carte d’handicapé et ensuite, il lui faut demander l’invalidité à la Sécurité Sociale. Si la Cotorep semble reconnaître la fibromyalgie, c’est bien plus dur avec la Sécurité sociale. Il faut souvent se battre pour l’obtenir, y compris avec des recours…

    À noter, néanmoins, que nous ne sommes pas tous atteints avec la même gravité. Certains pourront sans doute continuer à travailler, du moins s’ils peuvent obtenir le traitement médical approprié.

    Et à ce propos, il faut savoir aussi qu’actuellement, il n’existe pas de traitement curatif. Autrement dit, on ne peut pas guérir, aujourd’hui, de la fibromyalgie. Cependant, le traitement proposé, un antidépresseur léger, dont la propriété dans le cas de la fibromyalgie est de calmer essentiellement les douleurs, est efficace sur ce point précis dans 75% des cas. J’ai remarqué, chez moi, depuis que je bénéficie du médicament, une amélioration sur la douleur, mais pas sur la fatigue. De plus, l’affaiblissement musculaire, se poursuit toujours. Ce n’est pas anormal, d’après des amis atteints du même mal, il faut environ six mois pour que le traitement redonne un certain confort de vie…

    Quelles sont les causes de ce « syndrome » ?

    Actuellement, on n’a aucune idée précise sur ces causes. Je n’ai même pas l’impression qu’une recherche sérieuse soit entreprise, ici, en France. Si je me trompe, je serais très heureux qu’on me montre le contraire. En revanche, aux USA, au Canada et en Suisse, la maladie est reconnue et des recherches sont en cours à ce que j’ai entendu dire.

    Il y aurait plusieurs pistes. D’abord, c’est une maladie neurologique qui semble attaquer le système nerveux central et notamment les neurotransmetteurs. Elle serait à ranger dans les mêmes catégories qu’Alzheimer, Parkinson, ou la sclérose en plaques. En revanche, elle provoque moins de dégâts irréversibles que ces maladies-là et ne serait pas mortelle.

    De l’avis des chercheurs étrangers, la cause pourrait être :

    • Un virus
    • Un choc psychique
    • La pollution alimentaire et atmosphérique

    J’aurais pour ma part tendance à privilégier cette dernière piste. En France, notamment, nous sommes envahis de produits chimiques de toutes sortes. Je viens de lire, tout à l’heure, qu’Airparif signale que plus de trente sortes de différents pesticides, herbicides et fongicides empoisonnent l’air de Paris ! Il serait temps qu’on se préoccupe de cet empoissonnent légal des populations au nom du profit et des affaires des multinationales de l’empoisonnement alimentaire.

    Si, effectivement, la fibromyalgie est le résultat d’un empoisonnement alimentaire ou un empoisonnement dû à la pollution de l’air, voire des deux à la fois, nous ne pouvons pas nous étonner de l’immobilisme français pour reconnaître et lutter contre cette maladie. La France est l’un des plus grands producteurs et utilisateurs de pesticides et d’herbicides. Les autorités veulent protéger cette industrie très rentable, y compris en sacrifiant une partie toujours grandissante de sa population ; elles veulent aussi conserver et développer la société de consommation qui implique, entre autres, les dérives chimiques. Diverses études ont déjà montré que la recrudescence des cancers, ces dernières années, était bien dû à ces mêmes pollutions. Que font les autorités ? Rien, hormis des discours lénifiants destinés à endormir la population.

    Mon but principal en vous parlant de mon expérience de la fibromyalgie est de vous la faire connaître, et par votre intermédiaire, de la faire connaître à vos proches et connaissances. Connaître cette maladie, c’est déjà lutter contre elle en ne laissant pas s’installer la panique ou la dépression nerveuse si l’on est touché par elle. J’espère, par ce texte, aider, un peu au moins, celles et ceux qui sont déjà malades comme celles et ceux qui feront sa connaissance dans les temps à venir. Garder un bon moral est déjà une première victoire !

    Par Jean Dormac

    Le Hatha Yoga soulage la fibromyalgie

    Ceci d'après les résultats d'une étude menée par le département de psychologie de l'université de Toronto. Cette étude précise que la fibromyalgie est une étude encore très mal connue. Toutefois, il a été constaté, sur 22 patientes atteintes, qu'une pratique de Hatha Yoga adapté au cas, à raison de 2 séances de 75 minutes par semaines pendant 8 semaines, a amélioré les douleurs, le fonctionnement psychologique et le taux de cortisol. Le cortisol est l'hormone du stress.


    Par Hatha Yoga adapté, il est entendu une pratique douce, de faible intensité et individualisé, avec des exercices minimisant les microtraumatismes musculaires.



    mardi 5 juin 2012

    Les bienfaits du massage pour la fibromyalgie

    Le massage est excellent pour les gens atteints de fibromyalgie. Il contribue à soulager la douleur physique en facilitant le maintien d’une relation privilégiée avec celui qui souffre. Il ne s’agit pas seulement de soulager la douleur physique mais aussi la douleur morale. Le massage fournit la chaleur qui active la circulation nettoyant ainsi la région enflammée des débris cellulaires. Les débris cellulaires retardent la guérison. De plus, le massage réduit les spasmes musculaires et favorise la production d’enképhaline (endorphines naturel possédant une action analgésique, diminuant voire supprimant la douleur).



    Le rôle du massothérapeute 

    Le rôle du massothérapeute est d’accompagner le client dans son cheminement et l’aider à reprendre le contrôle de son corps.

    Le massothérapeute doit être capable de composer avec la douleur de l’autre, d’accepter de l’accompagner dans un long cheminement où les résultats sont probants et de courte durée. Il faut aussi faire preuve de souplesse et d’adaptation. Accompagner la personne dans la découverte de la relaxation de la détente du lâcher prise.

    Le rôle principal est de travailler avec la personne pour soulager, diminuer et apprivoiser ses douleurs

    Au début, même de légers effleurages peuvent être douloureux, mais au fil des rencontres, le massothérapeute peut en arriver à augmenter la pression, toujours en respectant le seuil de tolérance à la douleur de son client. Il intègre graduellement le pétrissage, le drainage et la friction mais toujours à fleur de peau lors des premières séances.

    Malgré la douleur, il ne faut pas arrêter de se toucher ou de se faire toucher. Le toucher fait partie de nos cinq sens comme la vue et l’odorat. Est- ce qu’un jour vous avez pensé arrêter de voir ou sentir ? 

    Les étreintes sont bonnes pour la santé, elles aident le système immunitaire, guérissent la dépression, réduisent le stress et améliorent le sommeil. Pensez aussi à ceux qui vous entourent.

    Technique Suédoise 

    Cette technique est utilisée pour la détente et pour le travail thérapeutique. Elle comprend un ensemble de manœuvres, effleurages, pétrissages, percussions qui peuvent être exécutés sur toutes les parties du corps avec l’application d’huile ou utilisé sur les vêtements pour des personnes à mobilité réduite ou lors de massage sur chaise.

    C’est un massage qui est fait en douceur et/ou avec fermeté. Selon le but visé, il peut être calmant ou sédatif, stimulant, décongestionnant. Le travail est exécuté pour avoir un effet sur les muscles, les articulations, la peau, les liquides du corps, la respiration et le système nerveux.

    Le massage améliore la circulation sanguine et élimine les toxines, il calme les douleurs musculaires et permet une meilleure nutrition de la peau et des fibres musculaires. Il tonifie les muscles, accélère le rétablissement des muscles endoloris, dénoue les tensions musculaires, redonne de l’amplitude au mouvement, il aide à éliminer la fatigue et détend le système nerveux. 

    Le massage Suédois est relaxant et favorise la détente

    Le Reiki 

    Le Reiki est une technique qui utilise l’imposition des mains pour apaiser tout en rééquilibrant l’énergie qui circule. Le Reiki suscite une détente, il est donc excellent pour contrer le stress et la fatigue. Il favorise le bien-être général ou est utilisé comme complément à des approches traditionnelles ou alternatives de la santé. Le Reiki calme l’esprit.

    Ce traitement est très relaxant pour soulager la tension musculaire et la fatigue physique excessive.

    lundi 4 juin 2012

    La fibromyalgie, une maladie récente, encore inexpliquée

    La fibromyalgie est une maladie auto-immune qui se manifeste par des douleurs diffuses sur tout le corps. Cette maladie est également associée à une grande fatigue doublée d’une insomnie. Notez que la fibromyalgie n’est pas dangereuse bien qu’elle soit handicapante. Les personnes atteintes de cette maladie peinent à accomplir les tâches au quotidien.


    Bien que le syndrome de la fibromyalgie ait été reconnu par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1992, la maladie demeure mal comprise par le grand public. Même si les patients se plaignent de fortes douleurs à des endroits spécifiques de leurs corps, les médecins ne sont jamais parvenus à trouver les lésions pour justifier les symptômes. À cet effet, la fibromyalgie a fait couler beaucoup d’encre dans les revues scientifiques de l’époque. Bon nombre de médecins étaient même allés jusqu’à nier son existence. Tout comme le lupus, les origines exactes de la fibromyalgie demeurent floues. Rappelons que le lupus est une maladie auto-immune qui se manifeste par l’annihilation des cellules de l’organisme par l’immunité de la personne atteinte.

    Les principales causes de la fibromyalgie viennent récemment d’être décelées. Il s’agit d’une anomalie du système nerveux suivie d’une perturbation des hormones. Les particularités génétiques de la personne en cause peuvent également influencer cette maladie. Contrairement au psoriasis, la fibromyalgie peut être due à un traumatisme émotionnel. Les personnes qui ont subites des actes d’humiliations sont les plus susceptibles à être atteintes par cette maladie.

    Certaines études ont également démontré que le stress et l’anxiété figurent également parmi les causes directes de la fibromyalgie. Autrement dit, les personnes qui souffrent de fibromyalgie sont immunodéprimées. La relaxation et le repos sont les meilleurs traitements contre la fibromyalgie. En ressentant les premiers symptômes de la maladie, il est préférable que la personne atteinte prenne un bain chaud pour détendre ses muscles. Pour le cas où la douleur devient insupportable, le malade doit prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’Ibuprofène ou le naproxène. Il est judicieux d’en venir aux antalgiques qu’en tout dernier recours.

    samedi 2 juin 2012

    Guide pratique de l'Emploi des Personnes Handicapées

    Guide pratique de l'Emploi des Personnes Handicapées

    Petit guide à l'usage du retour ou du maintien dans l'emploi d'une personne handicapée.

    Les droits, les devoirs, aides financières pour la personne handicapée, pour leur employeur.

    N'hésitez pas à le consulter, et même à le communiquer à votre employeur le cas échéant.

    le Guide Pratique de l'Emploi des Personnes Handicapées (Ministère de la Solidarité)

    vendredi 1 juin 2012

    Clip au profit du collectif des douloureux chroniques


    Voici le clip du single "TOUT RESTE A FAIRE" (Chris SHELDON/G. MARINI), enregistré par Pablo VILLAFRANCA, Nina Van HORN, Renaud HANTSON, Thierry RAGUENEAU, Patty VAREN, GABY et Grégory BAKIAN au profit du Collectif des Douloureux Chroniques







    Plus d'info : http://www.collectif-cdc.org/

    Douleur et réponse médicamenteuse

    Nous devons être très vigilants quant au seuil de douleur supportable, mais aussi pour ce qui concerne les médicaments que nous prenons pour lutter contre cette douleur.

    En effet, notre organisme s'habitue aux molécules et les stocke.

    Nous devons être vigilants sur les doses que nous prenons (sous contrôle médical), plus nous élevons la dose, plus il sera difficile de lutter contre la douleur avec cette molécule. Il est tentant d'augmenter la posologie jusqu'à la limite que préconise la notice, lorsque la douleur n'est plus supportable. Augmenter cette posologie une journée, puis deux, puis trpois et enfin tous les jours, a certes, baisser le seuil de douleur perçue, mais va contribuer à l'inefficacité de cette molécule.

    Notre médecin nous prescrira une autre molécule, qui, elle aussi sera efficace au début et nous serons amenés à augmenter les doses (sous contrôle du médecin) pour pouvoir vivre avec un minimum de "confort".

    Nous devons toutefois intégrer différentes notions dans notre parcours de fibromyalgique :
    • le panel de molécules permettant de soulager la douleur n'est pas extensible ;
    • dès lors que nous montons en "gamme", nous diminuons d'autant les possibilités de supporter la douleur avec les traitements médicamenteux ;
    • l'ultime traitement, le plus élevé dans la gamme, c'est la morphine.
    Passé les bornes, il n'y aura plus de limites !

    Comme tous les traitements que nous aurons pris un temps, la morphine sera prise en dose de plus en plus forte jusqu'à ne plus être efficace, et notre seuil de perception de la douleur deviendra insupportable.

    D'autres traitements de niveau très élevés qui sont proches de la morphine, subiront le même sort.

    Bien entendu, chacun recherche, ou a trouvé, des traitements de substitution ou complémentaires pour maîtriser la douleur. Nous ne conservons que ceux qui sont efficaces. Mais la aussi, nous devons faire attention, car le même phénomène se produira probablement.

    Non, je ne prône pas l'acceptation de la douleur en serrant les dents et en retenant les cris lorsqu'elle devient absolument insupportable.

    Mes propos sont à prendre comme une alerte.

    Nous devons être vigilants, quant à la "gamme" de traitement que nous prenons, quant au nombre de traitements de niveaux supérieurs qu'il reste après celui que nous prenons.

    Article publié également sous http://la-fibromyalgie-de-quwill.blogspot.fr/