vendredi 28 octobre 2011

Réunion sur la fibromyalgie en Bourgogne Franche-Comté


Dr Emmanuelle Lallier, Mireille Bulliard, Nicole Pernet, Dr Alain Brousse.  Photo Jean-Claude Murit
Dr Emmanuelle Lallier, Mireille Bulliard, Nicole Pernet, Dr Alain Brousse.  Photo Jean-Claude Murit

Une réunion sur la fibromyalgie a réuni plus d’une centaine 

de personnes, vendredi dernier à la salle des fêtes.


L’Association des fibromyalgiques Bourgogne Franche-Comté (AFBFC), présidée par Nicole Pernet, a organisé une conférence sur la fibromyalgie avec les docteurs Alain Brousse, rhumatologue, Emmanuelle Lallier, centre antidouleur de Dole, Mireille Bulliard, psychologue. Plus d'une centaine de personnes, venues de Franche-Comté, de Bourgogne et des départements de l'Ain et du Rhône, ont fait le déplacement.


La fibromyalgie est une maladie chronique caractérisée par des douleurs généralisées, diffuses, qui peuvent être handicapantes, voire invalidantes. Elle s'accompagne de symptômes tels que fatigue, maux de tête, troubles digestifs, troubles de la mémoire, dépression, sensibilité aux changements météorologiques. Il n'existe ­encore aucun moyen ­permettant de diagnostiquer la fibromyalgie par des ­examens de laboratoire.
Même si le diagnostic reste problématique et les médicaments souvent inefficaces, les patients peuvent désormais être reconnus et pris en charge.
C'est le travail au quotidien du Dr Emmanuelle Lallier, comme elle l'a souligné : « La maladie n'est pas mortelle». Elle préconise donc de « continuer à faire, mais autrement ». Pour cette spécialiste, qui travaille en centre antidouleur, l'implication du patient dans la prise en charge des objectifs thérapeutiques définis avec le médecin est primordiale. Il est possible et souhaitable de conserver et d'encourager l'activité physique en y ­incluant des activités de bien-être pour lutter contre le déconditionnement ­musculaire et la dépression.
Contact AFBFC, tél. 03.84.71.78.53 ; fibromyalgiejura@orange.fr/

fibromyalgie et fasciathérapie


La fasciathérapie s’adresse à toutes les formes de douleurs crânienne, viscérale et locomotrice accompagnées ou non de troubles fonctionnels (digestifs, respiratoires, gynécologiques). Elle permet également de soulager les douleurs psychosomatiques et les somatisations accompagnant les troubles psychologiques et les états de stress. 


Le patient s’allonge sur la table. Une séance de fasciathérapie est individuelle et dure entre 30 minutes et 1 h. Un soulagement rapide en 3 séances peut être obtenu pour toutes les douleurs aiguës. Par contre, pour tous les problèmes chroniques, les séances devront être prolongées” explique Emmannuelle Bonaventure, fasciathérapeute dans le Brabant wallon. “Certains patients viennent après une fracture de la jambe et d’autres après dix ans de maux de dos. Nous, on se concentre sur le mouvement”.

De nombreux centres anti-douleurs conseillent la fasciathérapie dans le traitement pluri-disciplinaire des douleurs chroniques. “Le fasciathérapeute adapte son toucher à la personne en fonction de la demande silencieuse du corps par une pression juste à l’endroit souhaité et au moment désiré. La participation du patient et la qualité humaine de la main du praticien sont des éléments déterminants dans la réussite du traitement. ”

C’est quoi les fascias?  “Il s’agit de tissus… des membranes qui recouvrent le corps et tous les organes à la fois en superficie et en profondeur, c’est une sorte de deuxième peau. Ils enveloppent les muscles, les os, les viscères et le système nerveux : ils ont de nombreuses propriétés mais surtout ils sont sensibles au stress : un traumatisme tel qu’une entorse ou une fracture va se localiser dans le fascia des muscles ou des os engendrant à plus ou moins long terme douleurs, gènes articulaires longtemps après guérison.”

Des états de stress répétés vont également induire des tensions des fascias  du système nerveux entraînant fatigue générale, maux de ventre, troubles digestifs…. 


Que peut-on soulager? Lumbago, cervicalgies, sciatique, entorse, épaule douloureuse, fibromyalgie, raideurs et douleurs articulaires, migraines, constipation, troubles digestifs et gynécologiques…

La marche améliore la santé

Quelques informations en bref.

L'exercice cardiovasculaire régulier comme la marche, améliore la mémoire et diminue les risques de démence selon une étude publiée dans les "Annales de l'Académie nationale américaine des sciences".

Cet effet est dû à une diminution de l'atrophie naturelle de l'hippocampe, cette zone du cerveau qui joue un rôle clé sur la mémoire. 

Parmi 120 personnes de 55 à 80 ans, la moitié a été soumise à un programme de marche modéré de quarante minutes trois jours par semaine. Après un an, les chercheur américains ont constaté dans ce groupe une augmentation du volume de l'hippocampe d'environ 2%. Dans le même temps, le second groupe a subi la diminution naturelle normale liée au vieillissement, soit près de 1,5%.

On peut mourrir de sédentarité


Quelques informations en bref.

La sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Avec 6% des décès, cette cause de mortalité vient se placer derrière l'hypertension artérielle (13ù), le tabac (9%) et à égalité avec l'excès de sucre (6%).
L'organisation internationale recommande donc de bouger plus aux 31% de la population planétaire n'ayant pas d'activité physique.
Le sport est bien sur conseillé, mais aussi tout autre exercice, comme le jeu, le jardinage, la danse, la marche ou les tâches ménagères, et bon pour la santé.

mercredi 26 octobre 2011

Vers une véritable reconnaissance de la fibromyalgie ?


Jusqu’en 2006, la HAS rappelle que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) classait cet ensemble de symptôme de manière non spécifique, dans les maladies "rhumatismales non spécifiques" ou psychosomatiques. Mais depuis 2006, l’OMS reconnait la fibromyalgie comme une pathologie à part entière, en la classant parmi les maladies musculo-squelettiques et du tissu conjonctif.

En France, le rapport de l’Académie de Médecine précité de 2007 recommandait la prise en compte de ce syndrome, même s’il ne "correspond pas à une maladie" : "La Fibromyalgie correspond à une entité clinique, fonctionnelle, faite de douleurs diffuses chroniques apparemment inexpliquées. Ce syndrome ne correspond pas à une maladie mais doit être évoqué sans polémique sur sa nature, pour éviter les examens et traitements inutiles. Il ne peut être retenu qu’après avoir éliminé des pathologies organiques avec lesquelles il peut être confondu ou associé".

Toujours en France, en 2010, le rapport d’orientation de la HAS, objet de cet article, établit également une forme de reconnaissance de cette pathologie, de par son sérieux et ses objectifs d’orientation diagnostique et thérapeutique.

Autre reconnaissance de fait, les autorités de santé américaines (la Food and Drug Administration - FDA) ont donné une autorisation de mise sur le marché de plusieurs médicaments avec l’indication "fibromyalgie" : la prégabaline, la duloxétine et le milnacipran. A ce jour, les autorités européennes de santé n’ont pas accordé d’autorisation de mise sur le marché (ou de révision de l’AMM) à des traitements spécifiquement destinés à la fibromyalgie.

En conclusion, la fibromyalgie est un ensemble de symptômes dont l’origine n’est pas connue, n’est peut-être même pas tangible. Mais ce syndrome existe : l’OMS, l’Académie de médecine ou la HAS en tiennent compte, et cette dernière, après un gros travail de synthèse, propose une approche thérapeutique multiforme, au cas par cas, afin d’aider les personnes qui en souffrent à mieux vivre au quotidien avec leurs douleurs.

Dr Jean-Philippe Rivière, le 23 novembre 2010

Fibromyalgie: des causes mystérieuses


La fibromyalgie est la maladie douloureuse chronique la plus fréquente aux Etats-Unis, affectant près de 6 millions de personnes. Malgré ces chiffres, ses causes restent en grande partie mystérieuses, même si la thèse de l’hypersensibilité à la douleur semble aujourd'hui la piste la plus sérieuse.


Malgré sa reconnaissance par l’Organisation mondiale de la santé, la fibromyalgie reste aujourd’hui très controversée. Tout comme le syndrome de fatigue chronique ou la spasmophilie, cette maladie ne bénéficie pas d’éléments biologiques ou radiologiques permettant d’asseoir son authenticité. Mais c’est aussi le cas pour des maladies qui ne sont jamais discutées, comme la migraine. Alors, maladie psychosomatique ou organique ?

Des causes mystérieuses

"L’origine de cette maladie voit s’affronter les tenants du tout psychiatrique aux partisans du tout organique. La vérité est très certainement entre les deux" nous précise le Dr André Muller chef de service du centre d’évaluation et de traitement de la douleur de l’hôpital Hautepierre (Strasbourg).
FibromyalgieD’un point de vue physiologique, plusieurs études principalement américaines ont évoqué différentes hypothèses :
  • Une anomalie musculaire;
  • Des altérations du système endocrinien ou hormonal;
  • Une infection virale;
  • Une anomalie du système immunitaire;
  • Une hypersensibilité à la douleur. Cette thèse a été confirmée par de récentes études qui ont pu montrer la sollicitation des zones cérébrales de la douleur lors de pressions faibles chez des patients…
"Outre la qualité parfois discutable de certaines études, il convient de rappeler que corrélation ne signifie pas causalité. Pour faire un parallèle, on trouvera inévitablement une anémie chez les anorexiques, pourtant cette caractéristique n’est pas la cause de la maladie" tempère le Dr Muller.

Une indéniable composante psychologique


Contrairement à une opinion encore trop largement répandue, la fibromyalgie n’est vraisemblablement pas une maladie psychosomatique. Mais certaines caractéristiques psychologiques interviennent comme facteurs de déclenchement ou de pérennisation de l’affection. La maladie est souvent reliée à un événement initiateur (stress, traumatisme, anesthésie…) : on ne naît pas douloureux chronique, on le devient. Cette trace et l’absence de cause sont difficiles à admettre pour le médecin mais également pour le patient dont les examens ne révèlent rien.
"Une telle situation peut amener le médecin à diagnostiquer un trouble psychologique (parfois rapidement) ou au contraire à rechercher (parfois désespérément) des preuves d’une maladie organique…. selon son propre degré de résistance à l’écoute de la souffrance de l’autre !" commente le Dr Muller qui s’empresse de préciser que "Ce n’est pas parce que la plainte a une composante psychogène que la douleur n’est pas réelle !".
Cet expert recommande ainsi que l’avis d’un psychologue ou d’un psychothérapeute soit sollicité avant toute proposition de traitement. Non pas pour jeter la suspicion sur la réalité de la douleur mais pour prendre en compte tous les déterminants de la plainte douloureuse. A condition cependant que les patients soient prêts à consulter un psy… "Trop souvent, les personnes aiment bien regarder les psys à la télé mais n’envisagent sous aucun prétexte pouvoir bénéficier de leur aide…" conclut le Dr Muller.

mardi 25 octobre 2011

Fibromyalgie: Faut-il traiter son mauvais moral?


L’atteinte du moral est fréquente au cours des maladies chroniques. La fibromyalgie ne fait pas exception.  Pour y faire face, plusieurs éléments sont à prendre en compte :

  • Tout d’abord, une information correcte sur cette maladie est élément important pour que vous puissiez gérer de façon active cette maladie. 

  • Gardez à l’esprit que c’est une maladie bénigne qui ne met jamais en jeu le pronostic vital;

  • Il faut ensuite vous fixer des objectifs raisonnables et les revoir à la hausse dès que vous vous sentirez mieux;

  • La gestion de votre maladie est un combat de chaque instant, mais toute amélioration même modeste est une victoire;

  • Impliquez votre entourage en lui expliquant les caractères de cette  maladie et que vous pouvez passer par des périodes de découragement. Ne pensez pas que votre famille ou vos amis ne peuvent pas arriver à comprendre votre état. Instaurer un dialogue est toujours plus bénéfique que le repliement sur soi;

  • Savoir combattre votre stress est aussi fondamental. L’apprentissage de techniques telles la sophrologie ou l’hypnose, par des professionnels expérimentés est intéressant. 

  • Enfin sachez que vous pouvez avoir besoin de l’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre pour gérer un cap difficile. Ce spécialiste va en effet pouvoir s’intéresser  au problème de votre ressenti face à la fibromyalgie et non à celui de votre douleur proprement dite. Il déterminera également quelle thérapie sera la plus adaptée à votre cas. Les thérapies cognitivo-comportementales sont une des possibilités. Elles ont prouvé leur efficacité chez les fibromyalgiques. Elles consistent à déterminer chez vous les facteurs émotionnels et les comportements négatifs en rapport avec votre douleur. Une fois reconnus, vous apprendrez des comportements pour les  minimiser et  les combattre.

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin, il faut que la démarche vienne de vous.

Fibromyalgie: Bienfaits des cures thermales


Douleurs, rhumatismes et mobilité réduite vous empoisonnent la vie ? Les soins dispensés lors d'une curethermales peuvent être particulièrement bénéfiques. Il existe différents protocoles de soins, tous basés sur les propriétés spécifiques des eaux thermales et des boues thermales. De quoi dénouer vos articulations !

Cure thermale : quels soins pour vos articulations ?


Les personnes souffrant d’une affection rhumatismale peuvent bénéficier de soins spécifiques dispensés lors d’une cure thermale.
De tels soins en cure thermale se révèlent efficaces pour diminuer les douleurs articulaires et améliorer les capacités fonctionnelles, avec à la clé plus de mobilité et une nette amélioration de la qualité de vie.
Les soins dispensés dans la plupart des stations thermales sont adaptés en cas d’arthrose, lombalgie, polyarthrose, fibromyalgie, goutte, ostéoporose, algodystrophie, spondylarthrite, polyarthrite (ces dernières pathologies étant traitées en cure en dehors des poussées évolutives), mais aussi en récupération après une chirurgie orthopédique, une tendinite, entorse, fracture, luxation, etc.
Les soins sont basés sur les propriétés de l’eau thermale et des boues thermales. Leurs compositions spécifiques leur confèrent des vertus très intéressantes et recherchées, notamment anti-inflammatoires et anti-rhumatismales.
Les eaux thermales sont aussi utilisées selon différentes techniques, allant de l’hydrothérapie externe (bains et douches), à l’hydrothérapie interne (aérosolthérapie, inhalations, gargarismes, nébulisation) en passant par la simple cure de boisson avec ingestion d’eau minérale.
Le protocole de soins thermaux dépend de l’affection et se définit en collaboration avec le médecin de l’établissement. 

Votre cure thermale sera-t-elle prise en charge par la Sécurité sociale ?


La Sécurité sociale prend en charge les cures thermales sous certaines conditions : elles doivent être prescrites par votre médecin et être motivées par une affection rhumatologique. Ensuite, l’établissement thermal doit être conventionné par l’Assurance maladie. La cure thermale doit durer 18 jours au maximum et ne pas être interrompue, sauf cas de force majeure. Le nombre de séances de soins est déterminé à l’avance et dépend de votre affection.
Enfin, sachez qu’il est possible de bénéficier de soins thermaux dans deux orientations thérapeutiques. Cette option dépend des possibilités de la station et nécessite que la 2e pathologie figure dans la liste des autres orientations thérapeutiques prises en charge par l'Assurance maladie :
  • affections des muqueuses bucco-linguales ;
  • affections digestives ;
  • affections psychosomatiques ;
  • affections urinaires ;
  • dermatologie ;
  • gynécologie ;
  • maladies cardio-artérielles ;
  • neurologie ;
  • phlébologie ;
  • troubles du développement chez l'enfant ;
  • voies respiratoires ;
  • et rhumatologie bien sûr.
Pour en savoir plus sur la prise en charge des cures thermales par l’Assurance maladie : http://www.ameli.fr

vendredi 21 octobre 2011

Mon nombril s'appelle "tamalou"

Ce n'est pas toujours facile, ou plutôt, c'est plus facile à dire qu'à faire.

Pour pouvoir surmonter quelle que pathologie que ce soit, le moral est un élément clé.
Dès lors que notre maladie nous fait souffrir, nous sommes mis à l'écart, de gré ou de par la force des choses, et nous ne côtoyons que peu de monde et nous nous retrouvons vite isolé. Nous nous retrouvons la plus grande partie du temps seul en compagnie de nos douleurs et notre vie se résume à "j'ai mal où aujourd'hui, en ce moment, et ça risque de me faire mal à tel endroit bientôt, je le sens".
S'il m'arrive de sortir pour faire le tour du quartier, les personnes que je croisent, ne me regarde pas, ou bien me demande comment je vais, question rituelle qui nous invite à dire : "j'ai mal à tel endroit". Je force le trait pour vous interpeler, mais je mets au défis quiconque de me dire que ce n'est pas vrai

Je suis moi aussi passé par cette phase. Pour sortir de ce cercle vicieux  de la douleur, et aller vers les autres, comme je me retrouve, soit abandonné, soit cantonné à la douleur par les personnes que je croise, je me suis dirigé vers une association regroupant des personnes souffrant de la même pathologie.
J'ai eu peur ! Oui je l'avoue. J'ai vu des personnes qui étaient totalement abattues par la maladie, certaines totalement amorphes, restant dans leur coin de la salle, avec la personne qui les ont accompagné.
En m'approchant de groupe de personnes qui discutaient ensemble, les échanges étaient plutôt du genre "moi j'ai mal à tel endroit, je ne le souhaite à personne" et une autre de répondre, "la douleur est encore plus insupportable quand on l'a à tel autre endroit" ou bien encore, "je prends tel médicament, ça me soulage", d'autres vont acquiescer ou remettre en cause le constat.

J'ai d'abord fuit cet environnement, et j'ai été invité par la présidente à venir à une autre réunion, pour ne pas rester sur une mauvaise appréciation et de prendre la parole pour raconter mon histoire.  "Nous voila dans la caricature des associations des adictes anonymes", mais bon je vais y aller, pour voir, mais je n'y crois pas". 

En écoutant tout le monde, mon constat était que les uns souffrait plus que les autres qui utilisaient la potion non pas miracle mais très apaisante" (je force volontairement le trait).

Lorsque j'ai présenté mon expérience de rééducation physique par le sport, de mon retour dans le monde du travail, les échanges ont été beaucoup plus productifs et après mon exposé, j'ai pu parler avec certaines personnes de l'assistance.

J'ai observé, qu'en fonction des loisirs des uns, des souhaits des autres, il était possible de discuter entre nous autrement que "tamalou !". En mettant en relation, ceux qui aiment faire des photo, du tricot, des maquettes, de la marche, de la cuisine ... et ceux qui partagent la même passion, ou souhaitent apprendre la pâtisserie, faire du crochet ... les personnes venaient à discuter entre elles de leur passion, échanger leur techniques, proposer d'apprendre aux autres à faire tel met . Oublié le tamalou pour quelques heures ... 

Pour des raison personnelle, je n'ai pas pu poursuivre mon rôle dans le Conseil d'Administration de l'association dans lequel j'ai été très vite admis (en moins de six mois) ... mais à titre personnel, je continue à pratiquer ce que j'aime faire et partager mes passions avec d'autres personnes valides à première vue, la marche, le tir à l'arc ... et personne ne me demande ou j'ai mal; il y a la phase rituelle "Bonjour, comment tu vas", et je ne réponds par "ça va, et toi ?" Seules quelques personnes au tir à l'arc connaissent ma situation : le capitaine de la compagnie, et deux ou trois autres personnes savent qu'il faut toujours avoir un œil sur moi, au cas où. Depuis, je vis ma vie, parmi mes collègue de travail, mes amis, ma famille, les personnes qui partagent mes passions, comme un des leurs sans aucune distinction.

Quwill Macintoch




Les livres sur la fibromyalgie


LA FIBROMYALGIE et le syndrome de fatigue chronique

dr.bodin


La Fibromyalgie (FM) et le syndrome de fatigue chronique (SFC) sont deux maladies connues depuis plusieurs décennies, sous des appelations differentes : fibrosite, neurasthénie, syndrome polyalgique diffus ... Elles ne correspondaient alors qu'à des cas sporadiques pour ne pas dire exceptionnels. Aujourd'hui tout à changer, plus de 132 millions d'européens dont plus de 1.4 millions en France seraient atteints de fibromyalgie, sans même compter le Syndrome de Fatigue Chronique. Les femmes sont les plus souvent touchées et représentent 9 cas sur 10. Mais cette maladie existe également chez les enfants. Ainsi, aux Etats-unis, 5 à 8% des hospitalisations en pédiatrie correspondraient à cette maladie surtout des jeunes filles de 13 à 15 ans.


Longtemps négligées, ces maladies sont aujourd'hui reconnues officiellement par des grandes administration internationnales comme l'OMS(organisation mondiale de la santé), l'EULAR (European League against Rheumatism), l'OMERACT (groupe de travail international sur les modes d'évaluation pour les essais cliniques en rhumatologie) et l'association mondiale de psychiatrie. La fibromyalgie est une maladie recouvrant de nombreux symptômes différents qui se recoupent parfois avec d'autres maladies déjà connues comme la spasmophilie, la myasthénie, la dépression, le stress post-traumatique, les rhumatismes... Les deux principaux symptômes étant les douleurs (à à des endroits particuliers du corps) et la fatigue. Les autres signes : troubles intestinaux, insomnie, dépression et anxiété, ont souvent fait reléguer les personnes atteintes de fibromyalgie au rang de maldes psychiques. Il est vrai que la médecine conventionnelle est très démunie face à ces maladies. Elle propose surtout des anti-douleurs, la kinésithérapie et la thérapie cognitive et comportementale.


Ce livre fait le point sur toutes les connaissances actuelles sur la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique. Il expose les symptômes, les causes et tous les traitements existants y compris les dernières découvertes. Mais surtout il décrit toutes les découvertes et les thérapies qui ont été expérimentées partout en France comme dans le monde, qui peuvent apporter concrétement des solutions ou des soulagements aux personnes malades.



LA FIBROMYALGIE une si longue route


fibro-route-livre

Grandes étapes et questions expliquées aux patientss mots

Dr Bruno Halioua . Dr Serge Perrot . Carole Robert

Etrange maladie, syndrome controversé... La fibromyalgie suscite polémiques et septicisme. Comment comprendre en effet une maladiese manifestant par des douleurs diffuses, mais restée longtemps sans explication organique? Aujourd'hui, cette pathologie est de plus en plus reconnue comme une entité clinique à part entière. Elle pose un réél problème de santé publique, puisquelle touche 2.2% de la population mondiale et concernerait plus d'un million de personnes en France.

Cet ouvrage retrace l'histoire des découvertes et des avancées médicales qui ont jalonné la "longue route" conduisant à la reconnaissance de la fibromyalgie. La fibromyalgie est-elle une pathologie musculaire, neuromusculaire, psychiatrique, neurologique ... ? Aux XIXe et XXe siécles, les scientifiques et médecins se sont tour à tour penchés sur différentes origines possibles de la maladie. Ce n'est que récemment, avec l'établissement de critères de classification et de sa codification en 1990 comme "rhumatisme non spécifique", puis en mars 2005, en tant que "fibromyalgie" (code M79.7) par l'Organisation Mondiale de la Santé, que la maladie est enfin reconnue.

A travers ce parcours historique, cet ouvrage a pour objectif de montrer aux patients et à leurs proches comment la connaissance d'une maladie répond autant aux données de la science médicale qu'au contexte scientifique et social qui l'environne. Parallèlement à cette approche historique, les questions les plus fréquentes que se posent les patients - mais aussi les soignants - sur cette maladie ponctuent les chapitres de ce livre.

Ce projet est conçu comme un livre à trois voix :

- le médecin, historien de la médecine qui rappelle les principales étapes de la construction du syndrome,

- le médecin spécialiste qui tend à harmoniser les réponses et lie les perspectives physiopathologiques.

- la responsable d'une association de malades fibromyalgiques au niveau national qui questionne la science et ses visions historiques,

Véritable cheminement à travers l'histoire et la science, cet ouvrage permet de mieux appréhender le syndrome fibromyalgique et les questions physio-pathologiques et thérapeutiques encore non résolues qu'il nous pose.


MARIKA ET LE BONHEUR RETROUVE




fibromyalgie-marika

La fibromyalgie à l'épreuve des mots


Dr Dominique BARON


Ce livre écrit par un rhumatologue de renom, présente un concept novateur et une approche originale d'une pathologie méconnue. Il y a plus de deux millions de fibromyalgiques en France. Nombre d'entre eux ignorent le nom de ce mal dont ils souffrent, qui touche plus particulièrement les femmes.
Le docteur Baron propose une première partie sous forme de fiction , permettant de suivre les étapes de ce mal chez Marika, une patiente comme il en a soigné des centaines dans ses consultations. Le point de départ de cette affection, l'invisible souffrance, l'incrédulité des proches, le doute, la quête, les consultations et enfin le renouveau, ces phases sont revécues à travers la vie de Marika, archétype de la fibromyalgie.
Après la fiction, le docteur Baron nous livre une synthèse de l'état de Marika et de son évolution, dans laquelle de nombreux fibromyalgiques se reconnaîtront.
Un véritable cours médical est présenté en langage compréhensible par tous, abordant les signes, le diagnostic ou la prise en charge thérapeutique des patients souffrant de fibromyalgie.
L'imagination et l'expérience du praticien se trouvent ici au service des malades, de leurs proches et des médecins. Une voie subtile de guérison est proposée, qui a besoin des mots pour délivrer les maux.

Le docteur Baron est l'auteur d'un livre référence sur les gestes en rhumatologie. Après avoir développé la prise en charge des douleurs chroniques rebelles au CHU de Brest auprès du Professeur Paul Le Goff, il a mis en place un diplôme d'université de prise en charge des douleurs chroniques rebelles, puis il est venu s'installer dans les Côtes d'Armor, dans un centre de réadaptation et rééducation ou les conditions sont réunies pour une bonne prise en charge des patients souffrant de douleurs rebelles. Il a soigné de nombreux fibromyalgiques dans sa région, la Bretagne, en essayant de faire connaître cette pathologie aux soignants mais aussi à ceux qui souffrent.


LA FIBROMYALGIE 

LA DOULEUR AU QUOTIDIEN 


de Francis Blotman et Jaime Brancofibromyalgie-blotman-livre
Docteur, j ai mal partout ! "
Quel praticien n'a-t-il pas et sollicité à un moment ou à un autre par un patient à bout, victime de douleurs invalidantes ? Bien souvent, un diagnostic s'impose, la fibromyalgie, dont les manifestations portent en elles un risque de confusion avec d'autres affections : douleurs articulaires, fatigue, troubles du sommeil...
Cette maladie touche 2 à 5 % de la population, et en grande majorité les femmes. Malgré sa reconnaissance par l'Organisation mondiale de la santé, la fibromyalgie reste aujourd'hui très controversée. Tout comme le syndrome de fatigue chronique ou la spasmophilie, elle ne bénéficie pas d'éléments biologiques ou radiologiques permettant d'asseoir son authenticité. Alors, maladie psychosomatique ou organique ?


Cet ouvrage, destiné au corps médical, apporte un éclairage complet sur la fibromyalgie, ses causes et ses conséquences. Il propose non seulement une réflexion clinique et diagnostique, mais remonte également aux origines du mal pour mieux le comprendre et le combattre. Plus encore, il présente les traitements possibles, pharmacologiques ou non médicamenteux, ainsi que des fiches pratiques destinées tout particulièrement aux médecins.


FATIGUE CHRONIQUE
FIBROMYALGIE



de Siegbert Tempelhof

fibromyalgie-livre-vigot

Douleurs musculaires, épuisement et neurasthénie ; ces symptômes sont les plus caractéristiques de la fibromyalgie.

Cet ouvrage vous offre un aperçu des causes possibles de cette maladie mystérieuse, depuis l'établissement du diagnostic jusqu'aux nouvelles thérapies.
La fibromyalgie varie d'un patient à l'autre. II est donc important que chacun puisse trouver la thérapie qui lui est le plus adaptée. Ce guide est conçu pour vous apporter une multitude d'informations concernant les médicaments, l'alimentation et les méthodes possibles. 

Un questionnaire vous permettra d'évaluer le degré de votre maladie. . Nouveau: des exercices d'eurythmie curative vous aideront à apaiser les douleurs en douceur.

Date de parution : 07/10/2005







FIBROMYALGIE FATIGUE CHRONIQUE 

fibromyalgie-fatigue-chronique




Dr Daniel Gloaguen
Qu’est ce que la fatigue ?La fatigue, c’est quand nous sommes…fatigués !
Difficile en effet de définir avec des mots ce symptôme partagé par l’humanité depuis la nuit des temps.

A l’instar de la douleur, la fatigue est un signal d’alarme.Etre fatigué doit inciter à se reposer, pour récupérer.Mais derrière se symptôme banal, se cache des situations pathologiques comme le Syndrome de Fatigue chronique ou la fibromyalgie.Le Syndrome de Fatigue Chronique (SFC) se définit comme un état de fatigue inexplicable au regard des causes habituelles de fatigue, associé à d’autres symptômes inhabituels lors des autres états de fatigue. En France, 150 000 personnes en souffriraient. La fibromyalgie quant à elle, est une maladie qui associe une fatigue chronique et des douleurs diffuses et localisées, le symptôme majeur de cette maladie.


A travers cet ouvrage, découvrez toutes les pistes afin de permettre aux malades d’améliorer leur état de santé et de renouer avec leur bien être.
Daniel Gloaguen est médecin et journaliste médical.
Il écrit pour les revues Pleine Vie et Belle Santé.


J'AI MAL PARTOUT La fibromyalgie, une maladie des temps modernes


Dr  Philippe Gaston Besson


fibromyalgie-jai-mal-partout
La fibromyalgie est une maladie chronique, bénigne, mais qui peut devenir invalidante.

Elle se caractèrise par des douleurs tendino-musculaires diffuses, une fatigue chronique, des troubles du sommeil, de l'anxiété, des troubles digestifs et d'autres symptômes qui peuvent être variés…




DETERMINEZ VOTRE TYPE DE FATIGUE ET TROUVEZ LES SOLUTIONS ADAPTEES



Dr Philippe BALARD

fibromyalgie-fatigueJe me sens fatigué(e)... Suis-je malade, déprimé(e)?
La fatigue a un sens, une raison d'être, c'est une sensation à ne pas négliger.
Ce livre vous aide à prendre votre fatigue en considération, à l'analyser, à lui trouver une origine et à répondre aux questions suivantes : Est-elle physique ou psychique? Ou les deux? Est-elle normale ou pathologique? Quelles sont les principales causes d'une fatigue physique? D'une fatigue psychique? Quand faut-il consulter un médecin? Quelles sont les mesures à prendre? Y a-t-il des médicaments anti-fatigue? Quels sont les symptômes du syndrome de la fatigue chronique? À l'aide de tests et d'évaluations, vous allez déterminer votre type de fatigue et établir votre propre plan d'action. Vous mettrez ainsi en oeuvre des solutions concrètes pour améliorer votre condition, en privilégiant les trois facteurs clés : alimentation, sommeil et activité physique.

Commentaire
Ce petit livre facile d'accès énumère et décrit brièvement la majorité des situations pouvant générer de la fatigue, et il le fait de manière très logique. Ce qui permet aux lecteurs de procéder par élimination dans l'exploration de leur état. Les nombreux outils d'autoévaluation sont fort utiles à cet égard. S'il ne donne pas la recette miracle pour guérir la fatigue, l'ouvrage aide certainement à traverser le labyrinthe dans lequel se trouvent les nombreuses personnes qui en souffrent. À l'arrivée : une idée plus claire et des pistes de solution, ce qui est déjà beaucoup.



LES HANDICAPS INVISIBLES

 

Dr Henri Rubinstein

fibromyalgie-handicaps-invisibles"Vous allez mal, mais pourtant, vous avez l'air d'aller bien. Il vous est donc interdit de vous plaindre. Vous devez quotidiennement assumer vos responsabilités professionnelles, familiales et sociales comme si de rien n'était puisque vous n'êtes pas malades."
C'est à tous ceux qui souffrent de maux invisibles, de handicaps qui ne sautent pas aux yeux, de troubles encore méconnus que le Dr Henri Rubinstein, neurologue et spécialiste de l'exploration du système nerveux, consacre son dernier livre.
Nombreuses sont les personnes qui sont affectées par des maux invisibles : migraine, fatigue chronique, fibromyalgie, mal de dos, hyperactivité, troubles obsessionnels compulsifs, agoraphobie, la liste est longue. Malheureusement, la société, qu'il s'agisse du corps médical ou de la Sécurité sociale, est souvent mal informée à leur sujet et ne reconnaît pas officiellement leur caractère invalidant. Quant à l'entourage de ces patients, il affiche souvent un scepticisme mal vécu, voire un déni total.
Le Dr Rubinstein cherche, dans son ouvrage, à aider "le vaillant petit soldat que vous n'êtes plus". Car il sait qu'un jour, il devient pratiquement impossible de continuer à donner le change, même si son emploi, sa place dans la société et l'équilibre de sa famille sont en péril. "Mon propos est de montrer que le handicap invisible doit être reconnu et identifié, écrit-il. Tout un pan de la médecine s'y emploie de plus en plus." Des examens très sophistiqués permettent parfois d'identifier des anomalies métaboliques discrètes. Avec, à la clé, l'espoir de trouver des solutions appropriées.
* Les Handicaps invisibles - Comment les identifier, les combattre et les surmonter , édition du Seuil


FATIGUE CHRONIQUE


Dr Grégoire Cozon

fatigue-chronique-cozon Manque de motivation, de dynamisme, sommeil non réparateur, douleurs musculaires...Un français sur deux se dit fatigué et se plaint de ces symptômes, qu'ils soient d'origine psychique ou physique. Mais ces signes peuvent parfois persister, devenir chroniques et perturber la vie quotidienne. On parle alors de fatigue persistante ou de syndrome de fatigue chronique.
Quels sont les mécanismes de la fatigue"normale"?
Qu'est-ce-que le syndrome de fatigue chronique ?
Les causes sont-elles physiques ou psychiques ?
Quand faut-il consulter ?
Quels sont les traitements ?
Cet ouvrage explique l'ensemble des connaissances actuelles. Il rendra service à tous les patients atteints de fatigue chronique, qui y trouveront des recommandations essentielles, ainsi qu'à leur entourage, souvent désemparé.
Le Dr Grégoire Cozon est spécialiste en immunologie, maître de confèrence à la faculté de médecine de Lyon-Nord et praticien hospitalier des hôpitaux de Lyon.

Prix : 9,50 €

Prise en charge des patients atteints de fibromyalgie



PARTIE 1 : Les traitements pharmacologiques
Introduction

Une mise au point sur la prise en charge thérapeutique du syndrome de fibromyalgie (FMS) s’impose de par la nouvelle définition  2010 de ce syndrome et certaines avancées thérapeutiques médicamenteuses et non pharmacologiques.

Au congrès  2010 de l’American College of Rheumatology (ACR), cette pathologie a bénéficié d’un nouveau regard, la douleur maître symptôme, n’est plus seule prise en compte et les points douloureux tendinomusculaires de Yunus disparaissent au profit de zones algiques (score de douleurs diffuses, WPI). Le sommeil perturbé, la fatigue chronique, les troubles cognitifs et une myriade d’autres plaintes sont mis en avant, de même que leurs fluctuations dans le temps (score de sévérité des symptômes, SSS).

La notion de diagnostic d’élimination est affirmée.

La prise en charge thérapeutique s’en trouve élargie.

Depuis les recommandations européennes de l’European League Against Rheumatism (EULAR)  2006, le traitement est médicamenteux et non pharmacologique.
En France, un rapport de l’Académie Nationale de Médecine de 2007 a permis de cerner cette pathologie encore controversée sur ses bases physiopathologiques.
En 2010, la Haute Autorité de Santé (HAS) a proposé une mise au point à l’intention de l’ensemble du corps médical où la place de la prise en charge non médicamenteuse apparaît primordiale ainsi que son traitement psychosocial.

Généralités
Le FMS  est un syndrome et non une maladie en raison de l’absence de cause connue à ce jour.
Le FMS peut être « pur » c'est-à-dire isolé (FM primitive) et le diagnostic en est plus aisé, facilité par de nouveaux outils (définition ACR 2010 excluant les points fibromyalgiques de Yunus au profit de zones douloureuses, indice FIRST du CEDR, sous groupe de recherche  sur la douleur de la société Française de  Rhumatologie : SFR).
La FM est considérée comme « secondaire », lorsqu’elle est associée à une autre pathologie rhumatismale inflammatoire : Polyarthrite rhumatoïde (PR),  Spondylarthropathies Ankylosantes (SA), Syndrome Sec dit de Gougerot-Sjögren, Rhumatisme psoriasique(RP), Maladie de Crohn… de diagnostic alors délicat pouvant fausser les indices d’activités de ces maladies (DAS 28, Basdai ou ASDAS…)
Alors que des syndromes fibromyalgiformes sont des diagnostics différentiels : diabète phosphoré, hypothyroïdie,.. ou induits par des traitements (iatrogènes) comme les statines ou les anti-aromatases.
Le FMS  est hétérogène et protéiforme. Sur une base  commune de douleurs diffuses de sévérité variable et fluctuante dans le temps et selon de nombreux facteurs environnementaux physiques psychiques et climatiques, le patient peut présenter de nombreuses plaintes diverses et même des syndromes associés de type syndrome des jambes sans repos (SJSR), syndrome algodysfonctionnel de l’articulation temporomandibulaire (SADAM), syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS)…et un état anxiodépressif, le plus souvent réactionnel.
Ce qui fait que la prise en charge thérapeutique peut être volontiers pluridisciplinaire mais toujours au cas par cas individualisée et ajustée aux fluctuations symptomatiques.

Traitements pharmacologiques
CLASSIQUES
Antalgiques : médicaments dévolus au soulagement des douleurs par excès de nociception.
Paracétamol : Antalgique de niveau 1 OMS (non opioïdes)
Dénommé acétaminophen aux USA, le paracétamol est l’antalgique le plus sûr, autorisé même pendant une grossesse… mais pas exempt de rares effets secondaires (allergies cutanées, thrombopénies…), de réactions croisées (AVK à doses fortes, AINS… ) et de contre indications(Insuffisance hépatique, antécédent d’hypersensibilité…). La posologie chez l’adulte est de 1 g par prise et 4 grammes maximum par jour, 60 mg/kg/j chez l’enfant.
Le paracétamol renforce l’efficacité du tramadol…
Tramadol : Antalgique de niveau 2 OMS (opioïdes faibles)
Cet antalgique central Inhibe le recaptage de la noradrénaline et de la sérotonine en plus de son  activité opioÏdergique  (agoniste µ). Sa forme orale à libération immédiate  (LI) ou prolongée (LP) est recommandée par EULAR 2006 en première intention dans le syndrome FM.
Morphine : Antalgique de niveau 3 OMS (opioïdes forts)
Sous forme chlorhydrate à LI ou sulfate (LI et LP), les opioïdes forts exposent aux risques de dépendance  physique et psychique (addiction) mais aussi d’accoutumance (perte d’efficacité  lors de prises prolongées nécessitant une augmentation de doses pour un effet équivalent. Leur utilisation repose sur des recommandations (Limoges en France) (annexe1) justifiant une stricte sélection  des patients susceptibles de bénéficier de cet antalgique le plus puissant ( mais pas efficace sur toutes les douleurs) et un suivi régulier avec véritable contrat moral d’objectif à court terme. En général, non recommandé dans la FM.

 Autres antalgiques :
Opioïdes faibles  à  base de codéine seule (dihydrocodéine : Dicodin°) ou plus souvent associée  au paracétamol (Codoliprane° (20 mg codéine) Lindilane° (25 mg codéine) dafalgan codéine°(30 mg codéine) …dose quotidienne maximale autorisée chez un adulte : 180 mg (6mg/kg/j pour un enfant).
Autre association antalgique de niveau 2, la Lamaline° avec sous forme orale 300 mg de paracétamol, 10 mg de poudre d’opium et  30 mg de caféine et sous forme suppositoire 500+15 + 50.
Floctafénine (Idarac°, comprimés à boire dissous dans de l’eau) cousin de la  «célèbre» glafénine (glifanan°) retiré du marché malgré son efficacité antalgique en raison des nombreuses intolérances allergiques. Mal connu et sous utilisé malgré un meilleur indice SEA (efficacité sécurité antalgique), incompatible avec les bétabloquants.
Néfopam (Acupan°), injectable IV en perfusion lente ou IM profonde, antalgique non morphinique, n’est pas indiqué au long cours et expose au risque  de pharmacodépendance. Tolérance médiocre avec  effets anticholinergiques induisant sueurs, vertiges, nausées… mais aussi atropiniques : malaises, palpitations, tachycardie, sécheresse buccale, excitabilité, irritabilité…
Buprénorphine (Temgésic sublingual° 0,2 mg, est un antalgique de niveau 2+ OMS dose dépendant à effet plafond prescrit sur ordonnance sécurisé bien que classé Liste 1,  afin d’éviter un mésusage. Les mêmes réserves sont appliquées à ce médicament que pour les opioïdes forts du moins à des doses supérieures  à  0,6 mg /j sans dépasser 3 mg/j.

Anesthésiques :

Procaïne (Procaïne°), Lidocaïne (Xylocaïne°, Mesocaïne°)… Marcaïne pour une forme prolongée. Uniquement en traitement local injectable des points douloureux et contracturé par et sous la responsabilité de médecins expérimentés. L'utilisation des anesthésiques locaux du groupe ester est susceptible d'entraîner une réaction allergique avec risque de choc anaphylactique.
Récemment la lidocaïne est utilisable en emplâtre d’hydrogel (Versatis°) hors AMM (Douleurs post-zostériennes). Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés sont des réactions locales au niveau du site d'application : érythème, rash, prurit, sensation de brûlure, vésicules, dermatites.

Le chlorhydrate de kétamine  (Kétamine°) en perfusion hospitalière par son mode d’action sur les récepteurs NMDA  impliqués dans la transmission de la douleur nociceptive  est parfois proposé  mais d’effet non durable et assez mal toléré (céphalées).


Co-analgésiques : 


Antimigraineux…

Antispamodiques…
Myorelaxants: tétrazepam (Myolastan°), thiocolchicoside (Miore°), méthocarbamol (Lumirelax°), méphénésine (Décontractyl°), mais éviter  les suivants en raison de leur effet surtout sur les contractures centrales: baclofène (Liorésal°)et dantrolène (Dantrium°).
Benzodiazépines anxiolytiques : pour leur effet relaxant en se méfiant du risque de dépendance : alprazolam : (Xanax°…), bromazepam (Lexomil°)… 
Neuroleptiques sédatifs : sulpiride (Dogmatil°, Neuleptil°) à éviter pour leur mauvaise tolérance
Hypnotiques (Zopiclone : Imovane° et zolpidem : Stilnox°) non barbituriques pour une courte durée.
Non utilisés dans le FMS : colchicine, calcitonine, amino-biphosphonates, glucocorticoïdes. Les différentes cortisones ne sont pas recommandées dans le FMS en raison de leurs effets secondaires lors d’utilisation prolongée notamment sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et sur les muscles.
Supprimés : En 2004, le dextropropoxyphène (Di-Antalvic°) a été retiré  du marché en Suède et au Royaume uni en raison d’un nombre élevé de décès par suicide, puis en 03-2009 dans l’ensemble des pays européens avec retrait progressif en France, accéléré par le scandale du médiator°.

Aspirine et Ains à faibles doses : 

Pour leur effet antalgique, on peut citer l’ibuprofène (Advil°, Nureflex°, Spifen° …), kétoprofène (Toprec°…), naproxène sodique (Alève°, Apranax°…), fénoprofène (Nalgésic°) forts utiles dans le FMS surtout en association avec les antidépresseurs à effet antalgique. Mais il ne faut pas sous estimer le risque  de décès par Hémorragie digestive en cas d’automédication avec l’Aspirine et/ou un autre Anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS).On rappelle une estimation de 2000 morts par an en France par la prise d’AINS (mésusage ou on).
Il faut impérativement lister les médicaments et en discuter avec son médecin qui sera le mieux placé avec votre pharmacien pour évaluer les incompatibilités, contre indications et précautions d’emploi de vos traitements.

NOUVEAUTES 

Antidépresseurs sédatifs :

Indépendamment de l’effet antidépresseur, ils possèdent un effet antalgique intrinsèque avec effet anti-nociceptif  central attribué  à l’inhibition de la recapture des monoamines centrales et activation  des voies bulbospinales inhibitrices descendantes. Surtout efficaces sur les douleurs neuropathiques périphériques  à composante continue alors que les Antiépileptiques seraient plus efficaces sur les douleurs neuropathiques à type de décharges brèves en éclairs.
Historiquement, la pierre angulaire du traitement antalgique de la FM était l’amitriptyline (Laroxyl°, Elavil°), antidépresseur tricyclique (AD3C) à faible dose progressivement augmentée jusqu’à la dose minimale efficace en général aux alentours de 20-25 mg en prise vespérale unique .En cas d’inefficacité ou d’échappement, l’ad3c pouvait être remplacé par, ou additionné  à,  une prise matinale d’inhibiteur spécifique de la recapture de la sérotonine  (ISRS) telle la fluoxétine (Prozac°) aux doses habituelles de 20 mg/j (hautes doses aux USA) mais aussi fluvoxamine (Floxyfral°) et d’autres antidépresseurs (AD):  paroxétine (Déroxal°), citalopram (Seroplex°, Seropram°), sertraline (Zoloft°), miansérine (Athymil°), venlafaxine ( Effexor°)...
Depuis 2009, seuls deux antidépresseurs , inhibiteurs mixtes de la recapture de la sérotonine et noradrénaline (ISRNa), ont obtenu une autorisation de mise sur le marché  (AMM) spécifique à la FM aux USA, mais pas en Europe : la duloxétine (Cymbalta°) et le milnacipran (Ixel° , Savella° aux USA qui n’a par contre pas l’indication antidépresseur aux USA !!).
L’utilisation en perfusion  d’antidépresseurs(Amitriptyline, Laroxyl° 50 mg) est réservée aux formes  à forte composante antidépressive et rebelles aux traitements per os.
Les antidépresseurs (AD) utilisés  à  dose  antalgique  et non antidépressive, agissent sur les voies de transmission de la douleur et ceci doit être expliqué lors de la prescription au patient. L’usage des AD En Rhumatologie  relève de recommandations (ADER) (annexe 2).

Les Antiépileptiques (AE) : 

Les Antiépileptiques, possèdent un effet antalgique sur les douleurs neuropathiques de par leur effet inhibiteur de l’hyperexcitabilité neuronale des voies de la douleur spinoréticulothalamique. La gabapentine (Neurontin°) et surtout la prégabaline (Lyrica°) (AMM spécifique aux USA) (AMM en Europe uniquement pour les douleurs neuropathiques de l’adulte et bien sûr l’épilepsie) sont les plus utilisés mais à des doses relativement fortes pas toujours bien tolérées même lors de schémas progressifs de titration individuelle.
La prégabaline, analogue de l’acide gamma aminobutyrique, en se liant à une sous unité protéique des canaux calciques voltage dépendants interneuronaux déplace fortement la gabapentine  ce qui perturbe ainsi la transmission des potentiels d’action des messages douloureux.
D’autres produits sont en cours d’évaluation : oxcarbazépine (Trileptal° ) , topimarate (Epitomax) ou lamotrigine(Lamictal°)…
La carbamazépine (Tegretol°) ou le valproate de sodium  (Dépakine°) sont moins utilisées en rhumatologie.
L’usage des AE relèvent  de Recommandations en Rhumatologie (AERE) (annexe 3).
Le clonazépam (Rivotril°) continue d’être utilisé hors AMM en algologie,  pour ses effets hypnotique et anxiolytique mais expose aux risques de dépendance et troubles de la mémoire. Actuellement sous surveillance Anaes récemment renommée Anses, ses conditions de prescription ont été sécurisées et restreintes.

Les antagonistes des récepteurs de la sérotonine: 


La ritansérine  bloqueur des récepteurs 5 Hydroxy Tryptamine de type 2  n’est pas disponible en France et n’a pas démontré d’efficacité dans le FMS contre placebo.

Le tropisétron (Navoban°) antagoniste sélectif des récepteurs 5-HT3 à la sérotonine sert à la prévention et au  traitement des nausées ou  vomissements retardés induits par la chimiothérapie cytotoxique émétisante chez l'adulte .Ce traitement d’exception, hors AMM dans le FMS a montré des effets  sur les douleurs dans des études  à court terme. 
Les Agonistes dopaminergiques Récepteurs D2 D3 :


Le Pramipexole (Sifrol°) est un traitement de la maladie de Parkinson et du syndrome des jambes sans repos sévères, prometteur dans certaines formes rebelles de FM .Il n’a pas d’AMM  dans le FMS. Les patients doivent être informés du  risque  d’accès anarchiques de sommeil diurnes et d’hypotension artérielle.                
                                               
Le Ropinirole (Adartrel°, Requip°) est un agoniste dopaminergique non ergoté des récepteurs D2/D3 qui stimule les récepteurs dopaminergiques du striatum. Il est proposé surtout dans le syndrome des jambes sans repos ou  impatiences nocturnes, remboursé que dans les formes  très sévères et sous condition que la prescription initiale médicale soit réalisée par un neurologue ou un médecin spécialiste exerçant dans un centre du sommeil. Il expose aux mêmes risques d’accès de sommeils diurnes d’apparition soudaine.


 
ALTERNATIFS
Pour les douleurs « autrement »,  certains traitements naturels  à base de plantes  sont utiles  telle la spirée ou le saule blanc dont était extraite l’aspirine  (acide acétylsalicylique). En homéopathie  mezerum et  scolopendrium  voire  opium en 9 CH. Certaines préparations intéressantes conjuguent le traitement des symptômes  douleurs fatigue troubles du  sommeil  troubles cognitifs  intestin irritable et  visent également  à corriger les dérèglements des neuromédiateurs  impliqués dans le FMS  que sont  la sérotonine et  les cathécolamines noradrénaline et dopamine (Fibromyalgine° et Fibromyalgine Forte°)(Vidal pages saumon). A signaler pour ce produit naturel, une étude en cours multicentrique randomisée en groupes parallèles dirigée par  le Dr D Baron, dont les résultats préliminaires montrent une amélioration du score de qualité de vie (FIQ) de 44,6% de Fibromyalgine° versus 1,4% groupe témoin (traitement conventionnel seul).
En oligothérapie, le CuAUAg pour  l’état général, le lithium en régulateur de  l’humeur, le magnésium  peuvent être utiles.

AUTRES SYMPTÔMES
Les troubles du  sommeil, la fatigue, les  troubles cognitifs mais aussi tous les symptômes d’irritablité : colon, vessie, céphalées… doivent être pris en compte dans la prise en charge du FMS  version 2010. On ne peut ici détailler l’ensemble des traitements symptomatiques répondant à ces plaintes multiples et variées. Cependant il faut d’emblée insister sur la préférence à donner aux traitements naturels ou respectant la physiologie humaine pour des raisons de tolérance, d’observance et d’efficacité. Un produit comme la Fibromyalgine Forte° permet en 2 gélules et 10 composants de couvrir en deux prises simples quotidiennes  un large spectre de des symptômes de la fibromyalgie.

Dr Jean-François  MARC, rhumatologue.